‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 187 sur 250 · I. Œ. c, VII, p. :,2i · texte numérisé non relu

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sèment, librement, par les hommes les plus compétents et les plus dévoués, représentants de ses trois ordres. « Ordre des Etats toujours plus soulag"eant que celui des fermiers du roi ou traitants, sans l'inconvénient d'éterniser des impôts ruineux, de les rendre arbitraires. »

Au dire de Saint-Simon, « les intendants gouvernaient les provinces avec plus d'autorité que n'en eurent jamais les gouverneurs. Tout, dans les provinces, leur est soumis et, par eux, tout est soumis au ministre. » Fénelon demande <( qu'il n'y ait plus d'intendants ; des J/i'ss/ do7)n]iïci seulement de temps en temps ». 11 ne veut plus de ces agents du pouvoir central qui, dans les provinces, peuvent devenir des instruments d'oppres- . sien. En restituant aux diocèses et aux provinces leurs franchises locales, il leur rend la vie et met un sage contrepoids à la centralisation monarchique.

11 réclame des garanties pour tous les droits des particuliers et veut que leur fortune, aussi bien que leur liberté, soit à l'abri des confiscations. Les impôts sont écrasants. La vue de la grande misère du peuple émeut profondément son àme vraiment sacerdotale : il réclame la diminution des charges qui l'accablent, et la réforme des abus criants qui rûultiplient les dépenses inutiles. Au luxe ruineux, il voudrait qu'on opposât des lois somptuaires « à l'imitation des Romains». On peut sourire de cette manie de tout réglementer; la pratique eût appris à Fénelon que les lois somptuaires manquent souvent leur but et demeurent inefficaces; mais il avait observé que le peuple ne souffrirait pas toujours que le luxe insensé de Versailles (i) insultât à la misère des campagnes; il avait senti (|uc la reforme de la Cour était la première condition de la vitalité de la monarchie.

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