‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 20 sur 250 · I. QC. C, V, p. 449 et ()U). — 2. Ibid ., VI, p · texte numérisé non relu

I. QC. C, V, p. 449 et ()U). — 2. Ibid ., VI, p

a II n'y apointd'àrae au monde, comme je pense, dit-il encore, qui chérisse plus cordialement, tendrement, et pour le dire et à la bonne foi, plus amoureusement que moi, et même j'abonde un peu en dilection et en paroles d'icellc (i ). »

Mme de Chantai se laissait guider par cette main délicate et habile ; l'àme voguait peu à peu vers les hauts sommets de la sainteté. Elle a un règlement de vie, et elle doit le suivre sans contrainte ; « s'il vous vient quelque occasion juste et charitable de laisser vos exercices, je veux que ce soit une espèce d'obéissance. »

La pieuse veuve est scrupuleuse. L'ardeur qu'elle portait au service de Dieu manquait de cette modération que.révêque de Genève finit par lui donner: a 11 y a quelque chose en moi, lui dit-elle, qui n'a jamais été satisfait, mais je ne saurais dire ce que c'est. » — «Je voudrais bien le savoir pour vous le dire, cependant serait-ce point une multitude de désirs qui fait des obstructions en votre esprit? »

Cet esprit ardent ne trouvait pas les progrès de son âme aussi assurés que ses désirs de perfection ; il fallait lui apprendre la patience envers elle-même : « Ne vous débattez point, ne vous empressez point pour voler ; ayez patience que vous ayez des ailes. » Il faut ne pas trop pointiller en l'exercice des vertus, « tant je crains l'esprit de contrainte et de mélancolie ; tant je veux ma chère fille, que vous ayez un cœur large et grand, tout à fait dilaté au chemin de Notre-Seigneur ! »

Mme de Chantai ne rêvait que mortifications ; François lui rappelle qu'une mère de famille a besoin de forces pour accomplir ses devoirs d'état ; elle peut jeûner le vendredi, « au retranchement des viandes » préférant le « retranchement du choix d'icelles ».

Elle se couchait tard, se levait de grand matin, inter-

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