I. Œ. C, VII, p. 301. — 2. Ibid., p
pés, sans qu'on puisse en connaître le motif; il y a certainement quelque grave ])rcoccupation dans leur cerveau. Ils n'ont pas le temps de voir leurs enfants, de causer avec leurs amis. Us song-ent à leurs affaires, croirez-vous. — Quelles affaires! Le vent a renversé un arbre au bord de l'étang-; le cercle est fermé pour quelques jours... S'il s'agit de choses plus importantes, cet homme est incapable de prendre un parti ; les raisons contraires influent également sur son esprit ; à quand une décision? Si encore, il voulait se faire aider, mais tout passe par ses mains. Il est esclave de son tempérament et rend les autres malheureux.
Le vidame d'Amiens est devenu duc de Chaulnes, en 171 1; Fénélon lui demande avec instance de se réserver quelques heures de liberté, au milieu de ses affaires. Le duc lui répond qu'il prie Dieu à certaines heures et qu'il fait exactement ses devoirs religieux; le directeur lui dit que chaque chose doit se faire à son heure, mais qu'il ne faut pas porter dans le temps de la prière un esprit occupé des affaires, accablé par les détails insignifiants de la vie. Il faut savoir distinguer entre le nécessaire et le futile: « Il faudrait, lui dit-il, que tout le détail des occupations de la journée se ressentit des exercices de piété, et qu'il tût animé par l'esprit puisé à cette source. Au contraire, c'est l'heure de la prière et de la lecture qui se ressent de la mollesse et de la dissipation qui dominent dans le détail des occupations extérieures ( i). » Et Fénelon lui envoie des conseils pratiques, pour donner un peu de liberté à cette àme inquiète. Langage mâle et sûr, ([ui tonnait aux oreilles du duc et frappait son esprit : « Retranchezvous les menus détails, pour abréger et pour remplir les grands devoirs de votre état ? Coupez-vous court ? pre-