‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 216 sur 250 · I. (F.. (\. VIII, p. 5.,;,. — 2. Ibid., p · texte numérisé non relu

I. (F.. (\. VIII, p. 5.,;,. — 2. Ibid., p

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élégante, impitoyable, devait être parfois fière crelle-mème. Fénelon frappe à l'endroit sensible ; il poursuit délicatement, mais fortement, cette estime de sa propre excellence, « Vous ne pouvez dompter votre esprit dédaigneux, moqueur et hautain, qu'en le tenant comme enchaîné par le silence... Vous ne sauriez trop rudement jeûner des plaisirs d'une conversation mondaine. Il faut vous rabaisser sans cesse : vous ne vous relèverez toujours que trop (i). » Laisser aux attires les honneurs de la conversation, c'est vouloir anéantir toutes les gloires des femmes qui ont de l'esprit, mais c'est coujoer par la racine toutes les sources vives des défauts quotidiens. Le savant directeur revient souvent sur ce point capital : conserver le recueillement même en conversation ; il dénonce le danger ; faut-il encore que ce silence cju'on observée et au- (juel on se condamne ne soit pas un silence sec et dédaigneux, car 1 amour-propre refoulé a bien de/, détours.

« Il faut, au contraire, que ce soit un silence de déférence à autrui. Je serai ravi que vous parliez pour louer, approuver, complaire, déférer, édifier ; mais je suis sur fjue, quand vous ne parlerez que de cette sorte, vous parlerez fort peu, et que la conversation vous paraîtra fade. Retranchez-vous donc, Madame, à parler peu, à parler- simplement et modestement, à préférer les autres à vous en tout... Vous avez plu:' be. oin (ju'un autre de ce contre-poison. »

Fénelon voulait lui insinuer la charité pour le jirochain : « Tout air de mépris et de hauteur, tout esprit de critique et de mo(iuerie niar(|ue une àme pleine d'elle-même, ([ui ne sent point ses misères et (|ui se livre à sa délicaterise, (|ui met tout son

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