‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 227 sur 250 · LE MYSTICISME ET LA VIE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LE MYSTICISME ET LA VIE RELIGIEUSE

Nous connaissons la distinction si importante entre les préceptes du Christ et les conseils évangéliques. La vocation à l'état religieux n'oblige pas par elle-même à la façon d'une loi. Où il conseille, Dieu n'ordonne pas : il ne force point quand il invite. Si l'âme n'entend pas la voix du Ciel, comme ce jeune homme de l'Évangile que Jésus regarda, qu'il aima, qu'il appela et qui ne voulut point venir (i), Jésus pourra soupirer, mais il n'ira pas outre.

L'àme, fidèle à l'appel de cette voix intime, s'élance hors de la prison du corps : elle a vu, dans une mystérieuse vision, les beautés éternelles qui lui sont réservées par delà les sept cieux; elle a senti les jouissances indicibles qui remplissent le cœur des chérubins, elle a couru au-devant de la voix qui lui disait tout ce bonheur.

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