‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 234 sur 250 · I. Œ. C, Vlll, p. 401. — 2. Ibid., p · texte numérisé non relu

I. Œ. C, Vlll, p. 401. — 2. Ibid., p

cloître; longtemps après, en 1732, elle écrivait au marquis de Fénelon les sentiments de vénération et de reconnaissance qu'elle conservait pour l'illustre archevêque.

La lettre « sur l'oraison de contemplation et sur les différents états de la perfection chrétienne ( i i » est une réponse à la Sœur Charlotte de Saint-Cyprien ; c'est un écrit dogmatique et dès le début, on peut voir qu'il tenait peu à ses idées (on a toujours dit le contraire), et que sa parole était dans la tradition des auteurs spirituels : <t "Vous pouvez facilement, ma chère Sœur, consulter des personnes plus éclairées que moi sur les voies de Dieu, et je vous conjure même de ne suivre mes pensées qu'autant qu'elles seront conformes aux sentiments de ceux qui ont reçu de la Providence l'autorité sur vous. » Puis il entre immédiatement dans son sujet. Toute cette lettre forme un traité de haut mysticisme : nous en citerons quelques passages, pour faire connaître la sûreté de doctrine de son auteur.

« La contemplation est un genre d'oraison autorisé par toute l'Eglise; elle est marquée dans les Pères et dans les théologiens des derniers siècles : mais il ne faut jamais préférer la contemplation à la méditation. Il faut suivre son besoin et l'attrait de la grâce, par le conseil d'un bon directeur. Ce directeur, s'il est plein de l'esprit de Dieu, ne prévient jamais la grâce en rien, et il ne fait que la suivre patiemment et pas à pas, après l'avoir éprouvée avec beaucoup de précaution. L'àme, qui contemple de la manière la plus sublime, doit être la plus détachée de sa contemplation, et la plus prête à rentrer dans la méditation, si son directeur le juge à propos... mais, en quelcjuc état érainent et habi-

Page 1