I. Maximes spifiluelles, livre I, maxime i
rentcndement sous l'obéissance (i) » n'eût pas été désavouée par Mme Guyon. Enfin, il parle quelque part d'une certaine union substantielle avec Dieu qui nous choque un peu : « Il y a une union, à qui nous ne pouvons donner un nom plus propre que celui d'union, comme de substance à substance : car ici l'àme ne se sent pas unie par aucun accident, ni par aucune opération ; mais il se peut dire que c'est toute la substance de l'àme, qui se sent elle-même toute unie à Dieu sans aucun milieu, en ce qu'elle se sent toute prise et toute saisie d'une manière qu'il lui semble qu'elle est, pour ainsi dire, comme toute Dieu (2). »
Cette petite critique faite, nous pouvons admirer le sens profond du P. Guilloré, les sages conseils qu'il donne aux directeurs, sa connaissance du cœur humain. Après avoir expliqué qu'il ne faut pas toujours mener une àme à la perfection la plus élevée « tous ne peuvent pas arriver à la haute contemplation (3) », il montre avec raison qu'il faut toujours conduire une personne à la perfection de son emploi et de son état ot parce que l'état d'un chacun a une perfection qui lui est propre et particulière. Le prêtre a la sienne comme le religieux : la perfection d'une femme n'est pas celle d'une fille (4) », et il ajoute avec raison que « de ce dérèglement de conduite, il arrive deux grands inconvénients. Le premier est le renversement et la confusion dans les conditions et les états : lorsqu'une femme dans sa famille y voudra faire la contemplative... ; le deuxième inconvénient est l'illusion de l'intérieur et la fausseté delà dévotion, parce que travaillant à une perfection étrangère et écartée, l'on se flatte facilement que