‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 27 sur 250 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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LA DIRF.CTION AU XVIF SIECLE 27

l'on en dit plus sur le papier pour la manière, qu'il ne s'en opère dans la conscience ( i ) », et l'onction et la douceur de ces grâces et de ces faveurs « se dissipe et se perd, comme celle des odeurs exquises qui doivent toujours être renfermées pour conserver toute leur douceur (2) » .

Le P. Guilloré ne manque pas de finesse dans l'analyse qu'il fait des états d'àme, des passions et des remèdes. « Je sais ce qui se dit, que l'amour est le centre où tend toute la nature, avec un mouvement autant nécessaire qu'il est doux ; néanmoins il faut avouer que ce même amour n'est aimable dans la recherche qu'on en fait, que parce que le plaisir qui s'y rencontre en fait l'attrait. Une personne aime le jeu parce que le jeu lui plaît... il faut donc dire que c'est le plaisir plutôt que l'amour qui fait le centre des cœurs et que, si l'amour est aimable, c'est seulement parce que le plaisir en est la production (3). »

Le P. Guilloré mériterait une place plus considérable

dans l'histoire de l'ascétisme ; les bonnes idées sont

nombreuses, et tout est à lire, si on le fait aiiii grano

salis.

L'influence du Jansénisme, au xvir siècle, fut immense sur les mœurs, les lois, la littérature. Après avoir lu l'ouvrage de M. Sainte-Beuve et autres travaux connus sur Port-Royal, personne ne niera la vérité de la parole de M. Royer-Collard : « Qui ne connaît pas Port-Royal ne connaît pas le XVII"' siècle » ; nous ajouterons : ne connaît pas l'humanité.

Quelle fut cette influence sur le sentiment religieux? a Deux maladies dangereuses, dit Bossuet, dans l'oraison funèbre de Nicolas Cornet, ont affligé en nos jours

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