‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 34 sur 250 · I. CK. c, VII, p · texte numérisé non relu

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les misères, sécher les larmes. Le monde frivole, qui s'extasie facilement devant les actions d'éclat, ignorera toujours l'abîme de dévouement caché dans le cœur du prêtre, de l'apôtre divin des peuples, héritier de la charité de ce Christ qui s'apitoyait si tendrement sur le sort des foules misérables. De ce contact avec le peuple, Fénelon l'aristocrate, à qui le temps apprit la tristesse, acquit la conviction que, dans le peuple, se cachent de grandes misères. C'est laque germa cette tendre commisération pour les infortunes, qui resplendit dans ses écrits et que ses actes n'ont point démentie.

Appelé à diriger les Nouvelles Catholiques, Fénelon « montra, dit Bausset, dans son nouvel emploi , le mérite, si rare et si nécessaire, de donner toujours à l'instruction cette forme simple, claire, précise, qui la met à la portée de tous les esprits, en la variant selon le degré de leur intelligence... Il y réunissait le don précieux de faire aimer la vertu par ce langage sensible et pénétrant qui parle à l'àme avant d'arriver à la raison, et qui dispose à cette sorte de confiance, dont on ne peut jamais se défendre pour celui qui a commencé par nous convaincre de sa vertu, de sa bonne foi et de son intérêt pour notre bonheur (i). » Cet éloge ne nous surprend point; nous connaissons les charmes de Fénelon, la noblesse et la grâce de ses manières, sa vertu et sa persuasive parole. Et cependant c'est l'époque de sa vie où le reproche d'intolérance lui est le plus opposé ; dans la maison des Nouvelles Catholiques et dans sa mission en Saintonge, Fénelon a-t-il encouru les reproches d'une certaine critique contemporaine?

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