‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 66 sur 250 · LE MYSTICISME DE FI-.NELON : DOCTRINE · texte numérisé non relu

LE MYSTICISME DE FI-.NELON : DOCTRINE

Les faux mystiques semblent ne reconnaître de vraie contemplation que celle qui s'attache à Dieu seul ; ils prétendent même que cette connaissance générale et indistincte de Dieu est la seule et perpétuelle action du parfait contemplatif i i \.

5) Dans le langage des vrais mystiques, la sainte indifterence des parfaits et leur entier abandon au bon plaisir de Dieu, au milieu même des plus grandes épreuves , consistent à ne rien désirer que pour la gloire de Dieu et par conformité à sa volonté sainte. Les faux mystiques excluent tout désir du salut et toute coopération de Tàme aux inspirations de la grâce (2). L'amour de Dieu peut embraser une âme au point de l'empêcher de penser à ses propres intérêts : mais exclure positivement le désir et la demande du salut éternel, c'est désobéir au précepte divin qui oblige les plus parfaits aussi bien que les commençants à espérer, à désirer le salut.

e) Les vrais mystiques enseignent que la partie supérieure de l'àme est séparée de la partie inférieure dans les épreuves de la vie ; cependant, il reste ici-bas assez de liaison entre les deux parties pour que la supérieure soit obligée de régler l'inférieure et d'en réprimer les mouvements désordonnés. Les faux mystiques, au moins certains d'entre eux, à la suite des Gnostiques, ont prétendu que la séparation des deux parties dans les âmes parfaites est absolue : ce qui se passe d'irrégulier dans la partie inférieure ne peut être imputé à la supérieure.

Ces explications nous aideront à comprendre la doctrine de Fénelon.

Nous ne ferons pas l'histoire du quiétisme avant Molinos ; qu'il nous suffise de rappeler la condamnation

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