Sur ce songe, cf. p. 8, n. l
3. Cette lettre, d'après la réponse qui suit, est sans doute de la fin de novembre i688.
l\. T. V, Réponse de Fénelon à la précédente, p. 197-200.
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Pour les choses de votre vie qu'on vous a obligé d'écrire, je n'hésite pas à croire que vous ne devez pas les brûler. Elles ont été écrites simplement par obéissance. Dieu en tirera peut-être quelque fruit en son temps ; et, quand il n'en tirerait jamais d'autre que celui de vous faire renoncer là-dessus à toute réQexion, ce sera assez; la même simplicité qui vous a fait écrire doit supprimer tous les retours, par lesquels on serait tenté de brûler ce qui est déjà écrit.
Je raisonnerais autrement pour la buite. Vous ne devez écrire qu'autant que vous vous y sentez poussée. Non seulement vous devez suivre votre grâce, mais encore ceux qui vous donnent leur avis doivent l'observer et la suivre, ce me semble, en tout. Dans l'état où vous êtes, c'est gêner l'esprit intérieur que d'entreprendre de soi-même un travail ; il faut seulement se prêter à ce que Dieu veut faire. Si donc vous sentez une grande répugnance à écrire, vous devez vous en abstenir, à moins que vous n'ayez un mouve ment intérieur qui vous pousse à surmonter cette peine même. De plus, la simplicité et l'uniformité de votre état l'ont qu'il doit être très difficile à représenter. Je m'imagine, sans le savoir', qu'on ne volt plus que Dieu, sans le voir d'une manière à pouvoir
1. Cf. lelLri; du ii mal 1689. ji. 137-K : n VoLlà ce q-io j'imagino
exprimer cette vue. C'est toujours Dieu seul, toujours la même chose qui échappe à tous les termes. Je croirais seulement que vous feriez bien de dire sur cette disposition ce que Dieu vous donnerait d'expliquer, et cela une seule fois. Je suppose en tout cecij que vos dispositions de Dieu à vous ne varient point, parce que je conçois que plus on se simplifie, moins il y a de variété.
Pour les dispositions qui vous viennent soit à l'égard des autres personnes, soit à l'égard des dispositions extérieures, je crois que vous feriez bien de les écrire librement, courtement et avec les précautions nécessaires pour la sûreté du secret, ne marquant jamais aucun nom qu'on puisse ni lire, ni deviner, si vos papiers viennent à être lus * ; et laissant néanmoins à quelque personne affidée, la clef de tous les noms qui seraient en blanc ou en chiffre^. J'ai dit que vous pourriez écrire les choses courtement : ceci n'est pas par rapport à vous, qui avez peu besoin de cette règle, mais par rapport à ceux qui liront peut-être ces choses dans la suite, et auxquels il en faut faciliter la lecture. Mais enfin, par préférence à tout le reste, il faut se conduire dans la liberté de l'Esprit de Dieu ^.
1. Cf. plus loin, lettre du ii juillet 1689, p. 206, ce que Fénelon dit lui-même de son caractère « précautionneux » ; cf. encore lettre du 16 octobre 1689, p. 295 et n. 2.
2. Mme Guyon s'est conformée à ces recommandations, en écrivant ses « dispositions » à l'égard de Fénelon ; cf. p. 3 sqq., le fragment d 'autobiographie .
3. Allusion au texte de saint Paul (II Cor.. III, 17 : « Là où est l'Esprit du Seigneur, là est liberté.' » C'est une des citations les plus chères à Fénelon, pour prêcher aux âmes pieuses cette « liberté des
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ou sur les sens des passages de TÉcriture ou sur les vérités de la religion, je crois que vous n'avez qu'à les écrire selon le mouvement de votre cœur. Ce 3 décembre i6S8.
Je vous obéirai, Monsieur, en tout ce que vous me dites. Mon état est invariable et toujours le même depuis ptas de hait ans'. Son étendue est aussi grande que sa simplicité et nudité est pure ; ce qui n'empêche pas que Dieu ne donne quelque claire connaissance de ses opérations en lui-même et dans ses créations, et qu'il ne découvre ses secrets d'une manière inefTable, qu'il fait exprimer lui-même, comme il lui plaît. 11 J a plus de quatre ans et demi que j'ai fini les écrits suc la Sainte Êcrilare*, et ainsi je n'ai plus rien à éc '
enfants de Dieu, qni n'a aucun rapport avec 1
e libertinage
elTréné des
«ifanb du siècle » {Explitali^Ji
, dts ifaximts.
édil. cit., a
rt. XXXII,
ïrai, p. îjo);cf. encore Lett.
eXXVllI, p. 7
.. Charlw-Honoré d'Albert
, né le 7 octobre i64G, a»;
lit été créé
duc do Cfacvreuw en 1667. Et
Sïé par son pèi*
1 dans le mili
ieu de Port-
Rojal. il; avait gardé des ij'i
npalhies. - sons
janséniste. Beau-frère du duc
de BeauviUier
(ils avaient
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épousé des fiUes de.Colbert) d<
:puis 1667, il se
.ra bicnlAt. .
FéneloD, le centre de la petite
cabale dévote,
qui essaiera