Sur ces nombreui soûl
ignements, Cf.
Introductio
n, I, g III,
p. «ïiiietD.S.
i. C'est cette Bible cammen
ingt volumci
. dans l'édi-
tion des Libraires associés de .
Pour les originaux de ma Vie et de mes écrits, j*ai eu la pensée, Monsieur, de les remettre entre les mains de M. d[e] G[he\Teuse] dans une cassette dont je retiendrai la clef: Je lui ferai même la prière de les remettre entre les vôtres en cas que je vientie à mourir, afin que vous en lissiez ce qu'il vous en plairait, et que vous les jetassiez au feu, si vous le jugiez à propos. L'on vous donnerait aussi les copies qui en sont faites. 11 y a six ans que je fis par obéissance un écrit de toute la conduite de Dieu sur l'âme, depuis la conversion jusqu'à la consommation*. Il n'est pas long et il est plein des vérités que je crois. J'ai eu un fort mouvement de le faire écrire au net et de vous en faire un petit présent. Sitôt qu'il sera achevé, je vous l'enverrai par la même voie; je vous prie, Monsieur, de le garder comme un témoignage de l'entière confiance que Notre-Seigneur me donne pour vous. Le défaut de secret de ma part ne vous fera jamais de peine. .
Ce que vous me dites de l'état intérieur est la
pure vérité. 11 est bon pourtant de vous dire, que quoique, dès que l'âme entre dans la simplicité de la foi, elle éprouve quelque chose de semblable à ce que vous dites, cela est cependant bien différent de ce qui est dans la suite, ainsi que vous l'éprouverez aisément lorsque Jésus-Christ, sagesse éternelle, vous sera révélé. Et après l'expérience la plus profonde de votre misère, je suis certaine qu'il se manifestera à vous et qu'il vous choisira d'une manière singulière*.
1. Il s'agit ici, je crois, du Petit Abrégé de la Voie et de la Réunion de l'âme à Dieu (^Les Opuscules spirituels de Mme J. M. B. de la Mothe- Guyon, nouvelle édition. Paris, Libraires associés, MDGGXG, t. II, p. 3i5-3.^i8). — Mme Guyon tiendra en effet sa promesse. Le petit écrit sera envoyé à Fénelon, qui en pariera longuement dans sa lettre du II août 1689; cf. plus loin, p. 287 sqq.
2. Gctte lettre, qui répond à la précédente, est sans doute du début de décembre i688.
rs
sentie attirée intérieurement avec grand goût, pourpenser h la personne que vous savez*, et j'ai eu une certitude plus grande des desseins de Dieii sur loi. Il m'a semblé que Dieu le dispense de la manière ordinaire, dont il fait, marcher les autres, pour le plus avancer. II me parait que l'oraison que Dieu veut de lui. est une liberté entière a suivre l'esprit de Dieu, qui le portera beaucoup plus à se taire et à s'exposer au milieu de ses occupations, qu'à prendre des temps réglés. C'est pourquoi il doit tout cesser au moindre signal qu'il en aura. Il doit conserver sa santé, ruinée par le travail de son esprit. 11 lui faut peu de remèdes. Le repos lui fera plus de bien que tous les remèdes do monde. 11 n'a rien du tout a faire de son côté à présent. Il est tel que Dieu le veut. Ce sera lui, qui fera tout en lui, dans l'oubli où il est de soi-même. Je ne vous dis pas cela, pour le lui dire, — à moins que vous n'en ayez un fort mouvement, — mais seulement pour ne rien vous cacher, car je vois, je sens, je goùle que cette âme esta Dieu pour luimême, et qu'il faudra la b;\tir a sa mode.
J'ai oublié de vous dire, que la personne dont je vien» de vous parler, arriverait à la perte des puissances ^ par