Job. IX, 3a
A. U.. I, iS.
38 FEiNELON ET M»"» GUYON
Si vous voulez bien lire cette lettre dans l'esprit de foi, et la recevoir de la part de celui qui m'a fait vousTécrire, vous y découvrirez des caractères de vérité, que vous ne sauriez vous dissimuler à vous-même sans vouloir vous tromper.
C'est jour de Noël, à deux heures après minuit *.
Il y a des défauts passagers, et il y a des défauts essentiels. Ceux qui seraient essentiels pour vous, seraient : le défaut de souplesse à l'esprit de Dieu, en chose qui vous paraîtrait même de peu de conséquence ; le moindre défauC d'abandon, de petitesse, de docilité à recevoir ce que Dieu vous donne ; le moindre arrêt sur votre raison, les retours, réflexions volontaires et de durée, l'agir propre, se mêler de soi sous bon prétexte ; tout cela sont des défauts essentiels, qui arrêtent l'âme, empêchent sa course, causent des milieux ^ entre Dieu et l'âme.
iJn agir* [par exemple^] choquera la raison ; on ne peut s'y rendre, et l'on demande : pourquoi cela plutôt que
1. Cette lettre, ayant été écrite le jour de Noël, — comme il semble très difficile de la placer entre celles des 25 et 26 décembre 1689, qui trahissent d'autres préoccupations, et que toute cette Correspondance parait se renfermer dans les deux années 1688 et 1689, - — il est infiniiQent probable qu'elle doit être datée du 26 décembre 1688.