‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 115 sur 350 · I. Ps. GIX, I · texte numérisé non relu

I. Ps. GIX, I

au large et mon cœur content, et certaines répugnances lui seront àtées'.

N.'a raison de ne pas craindre ce goût simple de Dieu qui lui est donne parce qu'il est très dilTérent du sensible. 11 faut le recevoir et s'en nourrir, lorsqu'il est donné, parce que c'est par lui que les puissances sont réduites en unilc ' et il est très nécessaire à l'âme. C'est ce principe de vie, qui la prépare à la mort, et qui lui est d'autant plus utile, que Dieu a de plus grands desseins sur lui '. Plus le goût intime et simple de Dieu est fort, vigioureux et de longue durée, plus la mort qui suit est profonde. 11 faut donc se laisser h Dieu, et se laisser remplir de son inrusion divine avec beaucoup de correspondance et de liberté. J'éprouve que mon âme, ainsi que je vous l'ai dit, s'écoule sans cesse dans la sienne", et Dieu fait cela, afindc la réduire où il le veut. C'est une grAce d'onction, c'est un germe de vie et d'immortalité, qui subsiste dans la mort même, quoique d'une manière entièrement cacbée et imperceptible. Qu'il ne lise que le moins qu'il pourra : ce n'en est pas le temps à présent, mais de se taire et se reposer.

I . La façon impenonaclls et enconi céTsmonieuse, dont Mme Gujo liarle de Fénelon dans eetifl lettre. In rattache, es ma semble, a gtoupo de lettres dit début.

Page 1