‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 118 sur 350 · T. V. Lellre V, p. îm-îu · texte numérisé non relu

T. V. Lellre V, p. îm-îu

&. Fépelon, Initmcli»»!. XÏUI. t. V[. p. 136. g -. « Du» ce premier attrait »nsible, ... elle (l'âme) se déprend do toutes les coowla-

pluB que les Dmii auxquels on est lié par conformité de aentiiDBDli... : tout le mtc devient ii charge. »

inutiles ; il me tarde d'être seul, et dès que je suis seul, le recueillement s'ensuit. Je sens une certaine peine unissante, quand la présence de Dieu m'empêche et que les hommes m'occupent ; mais en tout cela il n'y a point d'impatience volontaire. Quelquefois il ne me reste rien dans le cœur pour Dieu, tant je me trouve sec, vide et occupé de choses communes. Mais la peine que j'en ressens, et l'abandon que j'aperçois encore, me soutient*. Ayez la bonté de me renvoyer le billet, quand vous l'aurez lu, ou de le garder pour me le rendre.

La personne ^ pour laquelle Notre- Seigneur me donne toujours plus de correspondance intérieure, éprouvera souvent de semblables vicissitudes de sécheresses et de distractions. Quoique les occupations extérieures y contribuent un peu, ce n'en est pas la première cause, mais bien le dessein de Dieu, qui est, d'épurer la foi, et d'affermir la volonté par le dessèchement de l'esprit. L'ennui et mésaise fréquent que l'on éprouve dans les occupations extérieures, l'approche des amis, et des conversations qui paraissent inutiles, viennent d'une bonne et d'une mauvaise cause. La première est, que le cœur

I. Id., id., id., p, 12 0, d : (( C'est un soutien inBni que dépenser qu'on n'est plus soutenu de rien, et qu'on ne cesse point, dans cette épreuve horrible, de s'abandonner fidèlement et sans réserve... Il faut tout perdre, même l'abandon aperça, par lequel on se voit livré à sa perte » ; cf. Lettres des ii et 12 août 1689, p. 289 et n. 3, p. 266 et n. a.

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