‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 156 sur 350 · Cf. sur cette construction, p. G, n. i · texte numérisé non relu

Cf. sur cette construction, p. G, n. i

3. Sur tout ce développement, cf. Explication des Maximes^ art. II, vrai, édit. cit., p. 27-28, art. V,vrai, p. 54-55, et surtout art. X, vrai,

comme un homme qui par un excès se précipite dans la mer, sans raisonner sur ce qu'il fait.

Vous êtes si fort à Dieu, et il a un soin si particulier de vous, que je suis assurée sans nul doute que, lorsqu'il vous fera proposer quelque chose, il vous donnera dans le moment un mouvement très fort de le refuser ou de l'accepter, selon ce qu'il voudra de vous ; et il vous donnera là-dessus une idée fixe, qui ne vacillera point*. Soyez assuré que Dieu ne veut point que vous alliez contre vos répugnances, mais qu'il vous mettra infailliblement au cœur ce qu'il veut de vous. Tenez-vous ferme à ce que je vous dis, qui est de Dieu : au nom de Dieu ^, n'hésitez point, et ne consultez personne ; unissez-vous à ce pauvre cœur, et Dieu vous donnera toutes choses, non en certitude de lumière, connaissance etc., — cela n'est pas pour vous, — mais par une simple inclination de votre cœur pour la chose : votre cœur entrera doucement et suavement en ce que Dieu voudra de vQus, ou rejettera ce qui ne sera pas la volonté de Dieu sur vous. Si vous êtes fidèle à suivre cette conduite douce et suave de Dieu sur vous en foi, vous ne vous méprendrez point : les hommes raisonneront en hommes ; mais Dieu vous conduira en enfant ; et c'est la conduite la plus sûre : toutes les autres, même celles des lumières, peuvent être sujettes à la tromperie. Dieu écartera lui-même

p. 87-90 : « Ce sacrifice (de son éternité) ne peut être absolu dans Tétat ordinaire. Il n'y a que le cas des dernières épreuves, où ce sacrifice devient en quelque manière absolu... — Dans cette impression involontaire de désespoir, elle (l'àme) fait le sacrifice absolu de son intérêt propr,e pour l'éternité, parce que le cas impossible lui paraît possible et actuellement réel, dans le trouble et l'obscurcissement où elle se trouve. Encore une fois, il n'est pas question de raisonner avec elle, car elle est incapable de raisonner, ctc . »

1. Réponse à la question posée par Fénelon sur le refus ou l'acceptation d'un évccbé.

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