Cf. Lettre III, p. 23 etn. i
h. Cf. Instructions, XI, t. VI, p. 90, g : « Il n'y a que deux vérités au monde, celle du tout de Dieu et du rien de la créature » ; XXVII, m/., p. i32,</: « Dieu tout bien, la créature tout mal. » Lettre au dtju: de Beauvillier du 2"] janvier i7o3: « Je ne veux rien voir que Dieu qui est tout et les hommes rien » (t. VII, p. a4o, d). — Cf. encore Poésies de Mme Guyon, édit. de 1790, t. I,§ II, p. 2-3 : le Tout de Bien et le Rien de l'homme ; et t. II, § GXXIV, p. i5p :
Deux vérités dans le monde :
Ce sont le tout et le rien.
5. Le texte de Dutoit porte 16 d'avril. Mais dans une lettre datée
106 FENELOX ET M»» GUYON
Il n*y a personne sur terre pour qui je sente une union plus intime, plus continuelle; et je n*y trouve aucun obstacle ni entre-deux '^, en sorte que c'est quelque chose autant doux que fort^. Il me semble quelquefois que Ton ne veut faire qu'une seule et même âme de la vôtre avec la mienne *» et je trouve un rapport général en toutes choses et une correspondance assez douce de votre part'*. Eprouvez- vous quelque chose de cela ? Il me paraît que les unions, que Dieu fait de cette sorte, sont infiniment plus fortes et suaves que toutes celles de la nature et même de l'inclination et de l'amitié naturelle. Qu'en croyezvous? Gela me donne une confiance sans retour et sans réserve, en sorte que l'on ne pourrait pas vouloir rien cacher non plus qu'à soi-même. Je vous prie de lire le 54*^ chapitre d'haïe. Il m'est venu ^ plus de trois fois par Providence, lorsque j'avais mouvement de lire dans la Bible ; et il m'est venu plusieurs fois dans l'esprit de vous prier de le lire, Notre-Seigneur me l'attribuant pour ce qui me peut convenir, en me le faisant lire. Voudriez-vous bien m'en dire votre pensée, après l'avoir
(lu samedi saint, qui cette année-là tombait le 9 avril, Mme Guyon écrira à Fénelon qu'elle a vainement essayé de lui obéir et que le quinquina ne s'est pas trouvé prêt (Lettre XLIV, p. 118). Il semble donc qu'il faille lire ici 6 d'avril. On comprendra mieux la recommandation de (( ne fiiire jamais maigre », puisque la lettre se trouve ainsi datée du mercredi saint.