‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 167 sur 350 · Cf. /rf., p. 3 et n · texte numérisé non relu

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6. C'est-à-dire : ce chapitre m'est venu à l'esprit ; au contraire dans la phrase suivante, il m'est venu = la pensée m'est venue.

M"» GUYON A FÉNELON i07

lu. J*ai toujours le même penchant du silence auprès de vous *. Quand cela se pourra-t-il ? Je vous souhaite les bonnes fêtes ^.

Il est vrai, Monsieur, que vous n'avez point de répugnances actuelles dans votre volonté : il n*y en a que d'habituelles, qui sont présentement absorbées et cachées sous la douceur de la grâce, et qui ne se découvriront que, lorsque Dieu, qui vous tient dans un tranquille général, viendra à toucher leur corde. Si vous étiez quitte de ces répugnances, vous le seriez de la propriété, il ne s'agit pas à présent de cela. C'est un mal que Dieu seul peut guérir, et auquel l'homme ne peut donner d'autre remède qu'en souffrant nûment, et souvent malgré lui, la terrible opération de Dieu ; de quoi aussi il ne s'agit pas encore. Vos répugnances sont, comme vous le dites fort bien, de la pure nature. C'est plutôt un dégoût qu'une répugnance*.

Car vous savez qu'il y a en vous deux volontés, la supérieure et l'inférieure : j'appelle volonté supérieure, la volonté de l'homme, et l'inférieure, la volonté de la chair ^ ; il faut qu'elles soient détruites toutes deux, afin que la volonté de Dieu prenne la place. qu'il y aurait des choses à dire là-dessus, pour faire voir, qu'il n'appar-

I. Reprise de ce qu'elle disait à Fénelon en mars précédent (Lettre XXXIIl, p. 8i et n. 6).

a. Les fêtes de la semaine sainte. La lettre doit être du 5 ou 6 avril, la réponse (Lettre XLII) étant datée du 8.

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