‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 194 sur 350 · I. Cf. Lettre XLI, p. i^i4 et n · texte numérisé non relu

I. Cf. Lettre XLI, p. i^i4 et n

N2. C'est ce que Fénelon appellera : « se «faire tout à tous, pour «les" gagner tous. » (Lettre au duc de Bourgogne, t. VII, p. 2 35, g).

FÉNElON a M»e GUYON 133

n'avoir que la science de Dieu, car il n*y a que l'Esprit de Dieu, qui connaisse ce qui ce passe dans le cœur de Dieu*. J'avais écrit cette lettre fort à la hâte à Paris ^, pour vous l'envoyer, croyant que cela se pourrait. Je pensais n*être ici ^ que pour deux jours, mais l'on m'y retient pour plus de temps. Je n'en suis nullenient fâchée, quelque amitié que j'aie pour N.*, mais il s'en fautquece ne soit comme... où il ne me manque ici que vous, Monsieurs, si l'on peut dire que vous manquez dans un lieu où vous êtes si présent^. Mon cœur est toujours plus lié au vôtre, ce qui n'empêche pas que l'approche soit toujours utile. L'ami, qui s'est chargé de vous envoyer celle-ci et sa compagne®, que j'ai voulu transcrire, de peur que que vous ne la puissiez lire, l'ami, dis-je, vous en dir^ des nouvelles. Ce 8 mai 1689*

Je suis très persuadé que le pur amour, quand il a détruit toute propriété, fait éprouver des choses que le seul pur amour est capable d'entendre. Nul ne connaît les profondeurs de l'esprit de Dieu, si ce n'est l'esprit de Dieu même *. Celui qui est au-dessous

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