Jean, XVII, ai
3. Cette métaphore se trouve presque littéralement reprise dans le fragment cité p. G et n. ^4.
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ieniement intérieur que vous causait cet état d'enfancê, et , comme ii vous allranchissait insensiblement peu à peu de vous-même et de la nature corrompue. Il me semble que ce sera par la, que vous arriverez dans la chambre^, que je vis une fois, et où presque personne n*arrive, pour ne vouloir pas devenir enfant. Quoique je sois ici avec une amie, qui a pour moi toute la tendresse possible et qui est de la grâce ^, tout ne s'opère que par la parole, de sorte que mon cœur ne peut se bien décharger ; mais je vous trouve si présent, qu'il se vide facilement dans le vôtre sans nul obstacle. Je vous assure que je ne trouve cela en personne, et que même les âmes les plus avancées bâtissent souvent des murailles entre Dieu et elles, et entre elles et moi par leur résistance^. Gela ne dure pas à la vérité longtemps, mais tout le temps que cela dure, j'en souffre beaucoup. J'avoue que Dieu les pousse d'une manière plus étrange ; mais cependant, lorsqu'on entre de bonne heure dans la petitesse et souplesse. Ton s'épargne bien de la peine. Ce qui me fait le plus souffrir, est que la conduite de Dieu ne paraît pas toujours telle à la raison. Mais comment Dieu ferait-il mourir cette raison, s'il n'avait une conduite intérieure propre à lui faire perdre toute trace et à la renverser? Ma santé est mauvaise, mais je n'en fais pas de compte, car Dieu est maître. Ce i8 mai 1689.-
Jeme trouve toujours voulant tout et ne voulant rien ^, et il me semble que ma volonté est fixée en cet
I. Autre allusion à cette chambre, Lettres LXI, p. 162, LXII, p. i54« 3 . Sans doute l'amie qui la reçoit à !« campagne.