Texte de Dutoit : simple
2. On a déjà \u cette maxime dans deux lettres de Fcnclon, a 5 mai 1689, p. 167 et a8 mars 1G89, p. 8g et n. a.
3. C'est co que Fénelon appelle ailleurs « une bonne volonté toute
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qu^au dedans il soit plein, en sorte qu'il faudrait que je me gênasse et que je sortisse de mon attrait, pour le rendre plus vif. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble qu'il est plus pur qu'il ne serait, s'il avait plus de vivacité extérieure. Je suis néanmoins tout prêt à cette vivacité extérieure, quand Dieu voudra me la donner; alors elle serait le meilleur état et je n'aurais garde delà retenir. Mille fois tout à vous en Noire-Seigneur. Ce 26 juin 1689*.
LXXVII — M«c GUYON A FENELON «
Oui, Monsieur, c'est ce que je voulais vous dire ; et, puisque vous en usez de la «orte, cela me suffit. Je ne prétends pas que vous vous donniez une vivacité extérieure, qui, en vous gênant beaucoup, contrarierait voire attrait; mais je ne voudrais pas aussi que, pour être plus dénué, vous ne reçussiez pas ce qui vous est coriiinuniqué teP qu'il soit : cela vous ferait tort. 11 y a des âmes ' naturellement aflectives, auxquelles on recommande sur toutes choses d'éteindre un feu, qui vient* plus de leur tempérament que de Dieu ; mais cela n'jest pas pour vous. 11 faut vous laisser dilater en toutes manières. Vous ne sauriez croire combien votre lettre me contente, parce qu'elle exprime nettement et naturellement l'état où Dieu veut votre âme. Si je pouvais
nue et toute sèche, sans goût, sans viv>icité, sans plaisir » (^Lettres spirituelles, t. VllI, p. 52 1, d), et il ajoute : c'est « ce qu'il y a de plus pur aux yeux de Dieu »/