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Los crochets sont de Diitoit

M-^ GUYON A FENELON 195

m'êtes ici en Dieu ; et où je ferais incessamment auprès de lui ce qu'il m'y faut faire ici. Je vois que tout ce que l'on me fait faire et souffrir à présent n'est que pour \ous : non que vous m'ayez nulle obligation pour cela., puisque cela est en moi sans choix ni élection, quoique plein d'agrément, parce qu'une volonté souveraine s'est faite ma volonté, après m'avoir enlevé la mienne.- Je crois que je vous écrirais sans peine en mourant. Si vous êtes importuné, ne vous en prenez qu'à Dieu *.

Je vous ai fait réponse* ^^^ je n'avais jamais prétendu que vous fussiez exprès, pour parler à M. de B [eauvillier], mais que vous n'en perdissiez pas l'occasion. J'attendrais à vendredi ; les choses ne changeront pas de lace jusqu'à ce temps. Ne vous étonnez pas de votre sécheresse. Tous vos efforts là-dessus ne feraient que l'augmenter. Ce n'est point une longue oraison, qui vous doit appliquer présentement, mais un abandon souple et continuel. Plus vous avancerez dans la foi. plus vous perdrez toute saveur. Ne vous contraignez point, je vous prie ; soignez votre corps. Quoique vous vous trouviez si mort et si différent de vous-même, tout vous sera donné dans l'occasion, selon votre besoin, pourvu que vous ne vous donniez rien par vous-même, vous efforçant de surmonter votre état, pour parler et pour agir. Vous avez raison

1 . Comme on l'a vu par la reprise de certains détails, cette lettre est la réi>onse à la précédente. Elle y avait d'abord répondu, déjà très souffrante, le mercredi 6, par un petit billet perdu (cf. le début de cette lettre et de la suivante). Celle-ci a été écrite après la crise de 3o heures, le 7 ou le 8 juillet.

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