Le 22 juillet
4. « Après vous avoir parlé, ma chère sœur, avec tant de confiance et d'ouverture, je n'ai garde de finir cette lettre par des compliments » {A la sœur Charlotte de Saint- Cyprien, lomars 1696, t. VIII, p. 453, d). Cf. des formules analogues, Lettres spirituelles, t. VIII, p. 5i5, </ et 6i5. d.
^8 FÈNELON ET M»* GDYON
quoique d'ailleurs je vous en dusse de très grands et de très sincères. Ce ii juillet 1689*.
Je sais bien que je prends quelquefois les choses trop fortement, soit avec vous, soit avec bien d'autres ; mais, pour vous parler sans me justifier avec ma simplicité ordinaire, je vous dirai que jenem*en suis pas aperçue cette fois; c'est que je porte un fond de démission^ telle, que, sans pouvoir faire autrement, dès que vous improuveriez une chose, je trouverais sans raisonnement que vous auriez raison, et. si vous me le disiez, je brûlerais le tout, sans hésiter ni réfléchir *. Gela vient de l'estime foncière que j'ai pour vous et de la confiance sincère, et aussi du peu de cas que je fais de ce qui vient de moi. Je vous prie, afin que vous suppléiez à ma nouvelle expression, d*èiTfe persuadé que, lorsque je m'offre de brûler quelque chose, et que je vous en prie, je le dis comme je le pense, croyant qu'il le faut faire et qu'il n'y a rien au monde que je ne condamnasse au feu de ce qui m'appartient, sitôt que vous me le diriez ; cela supposé, usezen donc à l'avenir avec autant de liberté que je vous en prie. Je ne pourrais jamais le trouver mauvais, à moins que Dieu me changeât. Pour ce qui m'a porté à vous envoyer la liste des gens que je vois, c'est qu'il me souvint^, en m'en retournant, que M. B[oileau(?)]^ dit une