‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 260 sur 350 · T. Y, Lettre XLII, p. 3o/i-3o · texte numérisé non relu

T. Y, Lettre XLII, p. 3o/i-3o

4. Texte de Dutoit : « toat ce que vous dites pour M. D. V. pour M, G. Il s'agit, etc. » Même correction qu'au début de la lettre précédente.

5. Sur l'identification possible de ce personnage, cf. lettre précédente, p. a 20, n. 2.

22i Ï-ÉNELON ET M»» GUYON

Dieu, qui lui a été communiqué ; et c'est de celte sorte qu*il se trouve lié à moi. Je le trouvé fort droit, mais je n*ai rien au dedans pour lui. Cependant j'ai une certaine facilité à éclaircir tout ce qu'il me demande, et d'une manière qui contente son esprit, en satisfaisant son cœur.

Je me suis souvenue tout à coup de ce que j'avais voulu vous dire* de E.*: c'est qu'elle trouve qu'il faudrait beaucoup travailler à corriger votre sécheresse, qu'elle croit être un obstacle à votre avancement. Je lui dis là-dessus ce que je pensais, qui est, qu'en violentant votre naturel, vous le rendriez encore plus sec. Il n'y a que l'oraison et l'onction de la grâce, qui le puisse corriger : à mesure que Jésus-Christ s'emparera de tout vousmême, il vous communiquera la douceur foncière, qui vient du cœur, et non d'une contrainte extérieure. Votre naturel ne se corrigera que par la perte de toute répugnance, qui sont ^ l'origine de cette sécheresse. L'âme abandonnée à Dieu lui doit laisser le soin de tout ce qui la concerne ; et, comme vous êtes appelé à la foi et à l'abandon le plus pur, vous êtes par conséquent appelé à l'entier oubli de vous-même, qui ne peut compatir avec l'attention pour vous corriger. L'âme, dans l'état d'abandon aveugle, ne doit plus se regarder, ni par réflexion, ni par attention à ses actions, pour se corriger de ses défauts. Elle doit laisser tout le soin de sa perfection même à celui dans lequel elle se repose, étant unie à lui parla volonté. Je pars pour la campagne après dîner. A mon retour, vous saurez ce que vous m'avez demandé*. Je crois que Dieu me donnera la facilité à cause de vous,

I . Dans l'entrevue de la veille, le jour de la Magdeleine. a. Eudoxe-Maintenon ? Cf. lettre précédente, p. 220, n. ^.

3. Sie^ Il doit être tombé un membre de phrase entre répugnance et qui,

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