Cf. Lettre du 26 juin, p. 181 et n. a
une extrême sécheresse de Tintérieur font tomber. Je ménage ma santé et je travaille peu, quoique j'eusse des besoins pressants de travailler. Je ne saurais vous dire à quel point je suis uni à vous, car Dieu seul le sait, et je ne le sais pas moi-même. Ce i octobre
La sécheresse et le large ne s'accordent pas ensemble, du moins celle qui porte justement ce nom, car la sécheresse a cela de propre, qu'elle rétrécit toutes choses. Disons donc que votre état n*est point une sécheresse, puisque votre âme est continuellement arrosée des eaux de la grâce; mais, comme c'est d'une manière très cachée, elle est insensible. C'est comme une terre, qui n'est point arrosée par des eaux extérieures, même de la pluie, qui est celle que Sle Thérèse marque comme la quatrième eau, qui opère celte grâce d'union aperçue, douce et tranquille, où l'âme est très passive, et où elle ne fait nul effort pour recevoir les écoulements de la grâce de Dieu-. Vous avez assez éprouvé cela pour m'entendre.
[La sécheresse de Fcnelon n'est qu'apparente : il y a une source cachée dans le fond 3.]
1. T. lïl, Lettre GV, p. /ISg-dGG ; les deux lignes d' « A Dieu », t. V, p. 36i.
2 . Sur cette « quatrième eau » , cf. La Vie de Sainte- Thérèse écrite par elle-même, traduction nouvelle exactement conforme «à l'original espagnol, par M. l'ahbc Chanut, à Paris, chez Dezallier, 1 vol. in-8, MDCXCI, chap. XI, p. 1^7 et chap. xvni, p. 263-4 •" « Cette eau, qui tombe immédiatement du ciel, et qui baigne et inonde par son abondance tout le jardin intérieur. »