‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 309 sur 350 · I. W., t. II, Disc. XLVIII, p · texte numérisé non relu

I. W., t. II, Disc. XLVIII, p

a. I Jean, .IV, 18. La citation est reprise par Fénelon (^Lettre d la comtesse de Montberon du l'j septembre 1691, t. VIII, p. 6ol^, d).

3. Sur la conception quiétiste de la « crainte de Dieu », cf. la lettre de Fénelon du 10 octobre 1689, p. 290 et n. 1.

304 FÈNELON ET M« GUYON

Le pur amour est si droit, qu*il ne se recourbe jamais S il est si impétueux, que rien ne retarde sa course ; il est si subtil, qu'il ne peut subsister que dans sa fin ; il s'entretient et se nourrit de soi-même : il n*a aucun repos qu'il n'ait dépouillé et détruit son sujet, lui ôtant tout bien, quel qu'il soit, qui pourrait le terminer ou lui servir d'empêchement. Il est tel, qu'il faut ou qu'il détruise et consume les obstacles avec impétuosité, ou qu'il quitte le sujet qui le veut arrêter, afin de se perdre dans sa fin.

Le pur amour est souverain et jaloux : sa jalousie le rend cruel, sa souveraineté ne souffre point de partage, il exerce son empire de telle sorte, qu'il s'enflamme et s'irrite par une répugnance, et ne souffre point de compagnon. 11 est impitoyable et cruel, et cependant impassible et indivisible. amour, de qui je ne puis rien dire, consume les cœurs où je voudrais t'envoyer !

[Le pur amour ne se soucie point de son sujet, mais seulement de son divin objet.]

GXX. — FÉNELON A M«n« GUYON *

Je vous avais écrit une assez grande lettre. . . Mais comme je suis un peu brouillon, je l'ai écartée* dans mes papiers, et je la cherche depuis hier, sans pouvoir la trouver. J'ouvre à Dieu toute l'étendue de mon cœur, pour recevoir, cet esprit de petitesse et d'enfance

1. Fénelon, Instructions, XK, t. VI, p. 117, y ; « un amour encore un peu mêlé et recourbé sur soi » ; cf. Lettre III. p. 18 et n. a.

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