Lettres, t. V, Lettre LVI, p
3. Le mot a ici un sens voisin d'égarer ; cf. L'Avare, III, i (édit. des Grands écrivains, t. VII, p. 121) : « Je vous constitue au gouvernement des bouteilles ; et, s'il s'en écarte quelqu'une... ».
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M»'« GUYON A FÉNELOxN 305
dont vous parlez*. Mais qu'y a-t-il à faire, sinon de ne faire rien et de laisser faire Dieu ? Je suis en paix, et je ne me tlonne aucun mouvement en aucun genre. Je crois devoir toujours suivre les règles', lorsque, malgré mon dégoût, je sens que je ne suis gêné intérieurement, ni au moment que je les suis, ni après que je les ai suivies. Puisque Dieu me laisse la même paix et la même largeur, il faut que je ne lui résiste point, en me conformant à ces règles. Je m'unis à vous de plus en plus. Une fluxion sur les dents m'a ôté depuis plusieurs jours la liberté de dire la messe. Votre petit présent m'a réjoui, et j'espère qu'il me fera du bien. Pour Job, c'est un grand présent, dont je vous remercie ^.
GXXI. — M^e GUYON A FENELON '*
Je ne demande rien autre chose, sinon que votre cœur soit ouvert pour recevoir l'esprit de petitesse et d'enfance. Ce serait cesser d'être petit, de vous donner aucune disposition. Notre-Seigneur vous mène par la main. Je vous parle toujours de la petitesse, non pour vous obliger à faire quelque chose, mais parce que j'en ai lô mouvement, et que Dieu veut que vous soyez dans
1 . La lettre même à laquelle Fénelon fait ici allusion est perdue ; mais on a vu dans d'autres lettres Mme Guyon lui prêcher cet esprit de petitesse ; cf., par exemple, celle du 28 septembre 1689, p. 279.