‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 318 sur 350 · I. Cf. Lettre CXXIV, p. Sog et n · texte numérisé non relu

I. Cf. Lettre CXXIV, p. Sog et n

3. Cf. le texte des Instructions cite à la note /* de la page précédente.

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M-e GUYON A FÉNELON 315

naît d'abord la vérité en toutes choses. Elle connaît Tabus des sciences ; et Thomme le plus savant, éclairé de la vérité, découvre dans la science la vérité qui y est cachée, et que les autres savants ignorent : car la science a la vérité, mais une vérité cachée aux savants mêmes, qui ne sont point éclairés de la lumière divine : ils voient sans voir ; mais, lorsque la vérité éternelle se manifeste à eux, ô alors ils sont agréablement surpris de voir qu'ils découvrent une profonde science qu'ils avaient ignorée.

C'est ce que vous connaîtrez un jour: 11 n'est pas encore temps pour vous d'écrire ; il faut être rempli de l'infusion divine auparavant : ce sera alors que vous écrirez certainement, et comme possédant ce que vous ne voyez à présent que de loin. Croyez-moi en ce point : cessez tout, et vous aurez tout. Présentement, il faut goûter, et se taire ; il faut se laisser vider de tout, pour être capable de la plénitude divine, et pour voir, comme dit David, la lumière dans la lumière même * . Tout ce qui n'est point cela est peu de chose, et est plus une lueur qu'une lumière. Pour ce que vous désirez de savoir ^ do V Evangile éternel, cet Évangile n'est autre que la volonté de Dieu. Nous en parlerons plus au long un jour, s'il plait à Dieu.

CXXVIIl. — M'no GUYON A FÉNELON 3

Étant à la messe, il m'a été donné à connaître (je m'explique de celte sorte, quoique je ne puisse pas appeler proprement cela connaissance, puisque ce n'est pas une lumière qui s'élève dans l'esprit, mais une science

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