‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 322 sur 350 · Cf. Lettre XV, p. A9 et n. i · texte numérisé non relu

Cf. Lettre XV, p. A9 et n. i

320 FÉNELON ET M»e GUYON

La foi conduit donc aveuglénieni, mais où P C'est a Tunité. Car il faut savoir que la foi et l*espérance se réunissent dans la pure charité. Cette réunion semble une perte à l'âme, qui dit avec Job : J'ai perdu tout espoir, et je ne vivrai plus * ; non, elle ne doit plus vivre, mais arriver à Tunité, soit par la réunion de la foi et de Tespérance dans la seule charité, soit par la réduction des puissances en unité ^. Elle trouve que cette charité, qui est seule subsistante, est Dieu même ^, où Tâme est conduite par la perte de tous moyens. C'est là qu'elle trouve Jésus-Christ, qui reparaît comme sa vie ; c'est la réelle manifestation de Jésus-Christ, devenant la vie de l'âme * ; c'est en Jésus-Christ et par Jésus-Christ que la vie est rendue dans cette unité rendant l'âme et simple et multipliée^, autant^ agissante qu'elle est mue etagie. Toutes ses puissances sont agissantes, sans sortir de leur unité et sans être salies d'aucunes espèces '', elles ont tout sans rien avoir, on sait tout sans rien savoir^. Cet état est réel, je vous assure, et vous y êtes assurément appelé. Mais, quoique les expressions ne soient peut-être pas conformes à la science, l'expérience démêle tout cela et contraint d'approuver ce que l'on condamnerait sans elle.

Je ne sais pourquoi je vous' écris cela ^.

Page 1