‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 325 sur 350 · I. Math., XIII, /i · texte numérisé non relu

I. Math., XIII, /i

de n'avoir plus ni à craindre, ni à espérer ! La charité parfaite a tout consommé. Si Notre-Seigneur vous inspire de m'écrire sur ce que je vous écrivis la dernière fois, vous le ferez, s'il vous plaît *.

GXXXIV. — M«"c GUYON A FÉNELON 2

Je cherche souvent votre cœur, et je ne le trouve presque plus. Cette douce correspondance^ que j'y trouverais s'échappe, et le mien n'a plus presque d'issue, pour se répandre dans le vôtre. Depuis ce matin je souffre même pour vous, sans en pouvoir discerner la cause. O le songe que je vis à N... * se vérifierait-il bien ; et quelque chose pourrait-il vous arrêter au milieu de votre course, et suspendre pour quelque temps le rapide cours des miséricordes de Dieu sur votre âme ? Dieu m'avait mis comme un signe de boue pour exercer votre foi ; et, quoiqu'il sache bien, ce Dieu de bonté, que je ne ferais pas un pas pour arrêter aucun de ceux qu'il m'a donnés, lorsqu'ils m'échappent ou qu'ils essaient de le faire, que je demeure sur cela morte et sans action, il ne veut ^oint de ma résignation à votre égard ^. Je vous le dis avec ma simplicité ordinaire, et je ferai toujours de la sorte, jusqu'à ce que celui qui me porte à le faire m'arrête tout court.

Je vous avais prié de me mander si vous vouliez que

i« Cette lettre semble faire allusion au même ét^at de santé que la fin de la lettre précédçnte ; c'est pourquoi j'ai cru devoir la placer ici.

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