Anecdotes et Réflexions, loc. cit., p. xcviii
338 FÉXELON ET M"« GUYON
ver une quinzaine de lettres en vers, échangées entre Féne- Ion et Mme Guy on. V authenticité de ces différentes pièces ne saurait faire de doute : sans parler des « garanties » que Voltaire a été tout heureux de donner dans son Siècle de Louis XIV, il faut rappeler que le Père de Querhœufa publié dans sa Vie de Fénelon * les premières strophes de V « ode sur l'enfance chrétienne^ », et que les éditeurs de Versailles ont publié cette « ode » tout entière et la « réponse de Mme Guyon d'après des copies très anciennes, dont les titres marquent expressément qu'elles ont été faites sur les manuscrits originaux ' » . Enfin, dans les papiers de Fénelon, conservés au séminaire de Saint-Sulpice, fai retrouvé les brouillons autographes de trois autres cantiques. Il y a quelques variantes entre ces premières rédactions et les textes imprimés, mais l'authenticité de ces derniers s* en trouve par là même confirmée^.
Perte de l'âme par l'amour.
Air : Les Folies d'Espagne.
pur amour, achève de détruire Ce qu'à tes yeux il reste encore de moi.
Divin vouloir, daigne seul me conduire ; Je m'abandonne à ton obscure foi.
1. En tête de son édition des (Euvres, t. I, 1787, Paris, Didot, in-il, p. 749, n.