On la trouvera plus loin sous le n» XIV, p. 36o
3. Cf. Histoire liliéraire de Fénelon, édit. cit. (I^c partie, art. IV, § VI, 6), t. I, p. io8. g.
t\. Je suis, sauf indication contraire, l'ordre et le texte adoptés par Dutoit. Je n'en ai conservé ni l'orthographe ni la ponctuation.
5. Poésies et cantiques spirituels, loc. cit., t. II, n" GXXIX, p. 1^7.
RÉPONSE DE M«e GUYON 339
En quelque état que cet "ordre me mette, Les yeux fermés, pleinement j'y consens :
C'est pour lui seul que mon âme fut faite, C'est à lui seul que j'offre mon encens.
Je ne suis plus désormais à moi-même ; Dieu me possède et je ne sens que lui ; L'Éternel en mon cœur vit et s'aime.
Il en arrache et bannit tout appui.
(Même sujet, même air.)
Vous vous croyez sans soutien, sans défense : Vous êtes loin du parfait dénûment.
Que vous avez d*appui et d'assurance I N'avez-vous plus ni goût, ni sentiment ?
Celui qui sent et voit encore qu'il aime, O qu*il est loin de ce terrible RIEN, Où Ton ose se regarder soi-même.
Tant on se voit éloigné de tout bien ^.
Mais suivons Dieu, ne cherchons point de route. Contentons nous de marcher sur ses pas ^.
S'il veut de nous une entière déroute.
Il le fera ; nous ne le saurons pas.