‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 40 sur 350 · Mme Guyon à Fénelon, Lettre GXXX, p · texte numérisé non relu

Mme Guyon à Fénelon, Lettre GXXX, p

en a l'expérience. Ce n'eal qu'une femme, mais Dieu révèle ses secrets à qui il veut. Si de Paris Je voulais aller à Dammartin, et qu'un paysan du lieu se présentât pour me conduire, je le suivrais et me lierais en lui, quoique ce ne fût qu'un paysan'. » — Et Fénelon se fiait en elle ; il savait par expérience intérieure o qu'elle lui faisait beaucoup de bien * a, et il restait <t très persuadé que Dieu la menait et lui par elle'».

De là entre les deux amis celle union très intime, qu'ils appelaient en leur langage n une union générale et de pure foi' », amitié mystique, qui avait « quelque chose autant doux que fort », « inûniment plus suave » que toutes les amitiés naturelles ^, Libres entre eux comme de vrais enfants du Seigneur, ils avaient n laissé tomber » très vite toute contrainte, tout compliment et toute civililé mondaine • : a Gardezvous bien, écrivait Fénelon à son amie, de vous gêner pour tous les noms que vous vous trouverez portée à me donner. Suivez librement la penle que Dieu donne à votre cceur, et soyez persuadée que j'en serai très

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