XC INTRODUCTION
est le plus méprisable, pour ne trouver son secours qu'en Dieu seul* ». Lui, dont le cœur, naturellement sociable, goûtait si délicieusement la douceur des amitiés, il en venait à trouver toutes les conversations inutiles, tous les amis importuns ^, et à se complaire dans une solitude, que remplissait le seul « ami fidèle », « l'ami qui ne meurt point ^ ». Lui, qui avait l'intelligence si ferme et si vive, qui aimait la raison et ses triomphes *, il mettait désormais toute sa souplesse et son ingéniosité à se façonner une âme de petit enfant, à « faire jeûner son esprit ^ », à perdre sa raison dans l'obscur de la foi, et à se délaisser comme une chose morte dans la main immense de Dieu^. II lui arrivait, « quand il était seul, de jouer quelquefois comme un petit enfant, ...de sauter et de rire comme un fou dans sa chambre' » ou de « s'amuser à des riens » avec -des bébés ^ ? Il chantait :
Je suis sous mon Petit-Maître De docteur devenu Fanchon ^
Gomme au maillot je suis en grâce Sans honte, sans crainte et sans loi.