I. Cf. Introduction, II, § i, p. xliv et n. ii
a. Lettre inédite (II« Recueil Chevreuse).
3. Formule d'adjuration, familière à Mme Guyon et à Fénelon. On la retrouvera souvent dans les lettres suivantes de Mme Guyon. Pour Fénelon, cf. Lettres spirituelles, t. VIII, p. ^93, cj, 539, g, etc., etc.
U. Lettre inédite du icr septembre 1694 (l. c, p. 94-95).
5. « Dieu lui avait donné dans sa prison, et comme le fruit de ses Iravaux, un autre homme encore plus intime que le Père La Combe ; « et quelque grande que fût son union avec ce Père, celle qu'elle « devait avoir avec le dernier était encore bien autre chose ». Sur cela je ne veux rien deviner, et je rapporte ici seulement cet endroit de sa Vie, pour montrer que le faux mystère se continue » {Relation sur sur le Quiétisme, VI, § 18, édit, cit., t. XX, p. i49); cf. plus loin^
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[p. 789.] * Quelques jours après ma sortie^ je fus à B[eynes]^ chez M[adame] de C[harost]*, où il me fut parlé de M. L^. Un soir, je fus tout à coup occupée de lui avec une extrême force et douceur. Il me sembla que Notre-Seigneur me l'unissait très intimement, et plus que nul autre. Il me fut demandé un consentement : je le donnai ; alors il me parut qu'il se fît de lui à moi comme une filiation spirituelle. J'eus occasion de le voir le lendemain ; je sentais intérieurement que cette première entrevue ne le satisfaisait point, qu'il ne me goûtait pas ; et j'éprouvais un je ne sais quoi, qui me faisait tendre à verser mon cœur dans le sien ; mais je ne trouvais pas de correspondance^, ce qui me faisait beaucoup souffrir. La nuit, je souffris extrêmement à son occasion ; nous fûmes trois lieues en carrosse^ en-
p. 4 et 10, les textes exacts auxquels Bossuct fait ici allusion, et p. 11, n. 3, un autre passage utilisé par lui.
1. La page 789 débute par les dernières lignes d'un paragraphe commencé à la page précédente. — Je ne conserve pas ici l'orthographc souvent fantaisiste et incertaine de la copie.
2. Après sa sortie de la Visitation le i3 septembre 1C88 (FiV, édil. cit., t. III, p. 99).
3. Beynes, petit village sur la Mauldrc, à l^ lieues à l'Ouest de Versailles. La duchesse de Gharost y avait une maison de campagne.
II. Marie Foucquet, fille unique du surintendant, mariée depuis 1G57 à Armand de Béthune, duc de Gharost. Elle avait alors /|8 ans.
5. M. L. désigne ici Fénelon ; cf. plus loin Lettre XXIX, p. 77. Il n'est pas impossible que cet L soit ici l'initiale de Lamothc-Fénelon, cl que Mme Guyon l'ait choisie de préférence, comme un symbole de sa maternité spirituelle, puisqu 'elle-même s'appelait Lamothe-Guyon.
G. Gf. Lettre II, p. iG, etc.
7. Gf. Phelippeaux, Relation, t. I, p. 35 : « Pour leur donner occasion de parler plus librement de dévotion, on les renvoya ensemble de Benne à Paris dans le même carrosse, avec une demoiselle de la dame. Pendant le voyage, Mme Guyon s'appliqua à lui expliquer tous
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semble [7^0] : cela s'éclairait un peu, mais il n'était pas encore comme je le souhaitais. Je souffris huit jours entiers ; après quoi, je me trouvai unie à lui sans obstacle, et depuis ce temps, je trouve toujours que l'union augmente d'une manière très pure et ineffable. Il semble que mon âme ait un rapport avec la sienne entier ; et ces paroles de David pour Jonathas, que son âme était collée à celle de David ^^ me paraissent être propres à cette union. Notre-Seigneur m'a fait comprendre les grands desseins qu'il a sur cette personne ^, et combien elle lui est chère. Je ne saurais plus rien écrire de ce qui me regarde, et je ne le ferai plus. Je porte souvent la peine des âmes, pour les en délivrer'*.
Il me fut une fois donné à connaître que Notre- Seigneur m'avait donné M. L. comme le fruit de mes travaux et de ma prison^. Je me trouve en lui trop bien payée de toutes mes douleurs. Avant d'y entrer, j'avais eu un de ces désirs, que je ne peux proprement appeler désirs, puisqu'ils sont hors de moi, et qu'un plus puissant que moi les opère ; et je di-
les principes do sa doctrine, et lui demandant s'il comprenait ce qu'elle lui disait, et si cela entrait dans sa tète : Cela y entre, répondit l'abbé, par la porte cochèrc. »