Lebeuf, éd. i883, t. I, p
4. Sur M. Tiberj^e, en relations avec Bossuet, voir ce que j'ai publié dans la Revue des Sciences ecclésiastiques, oct. 189g, p. 367 ; et Quelques Documents sur Bossuet, p. 21, note 2.
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parait qu'au troisième dimanche, et l'on voit, à côté de l'abbé de Langeron et de l'abbé Bertier, qui prêchent, le premier, le sermon de }soël, le second, celui de la Circoncision et le premier dimanche de l'Avent, figurer, pour le second dimanche 5 décembre, et la « Conception », le 8, M. l'abbé de Flcury, et un certain « M. l'abbé Bigres, Docteur de Sorbonne », parfaitement inconnu du reste, à qui reviennent les sermons du quatrième dimanche et de la fête des Rois.
Mais aux Religieuses de la Madeleine, au faubourg Saint- Antoine, la seconde Communauté dont il avait le soin, Fénelon prêche le premier dimanche et l'abbé de Langeron, le jour des Rois.
Cette ouverture et cette clôture de l'Avent de i688 fut apparemment leur chant du cygne à tous deux, en ce qui regarde la prédication, pour ainsi parler, officleUe, celle qui est consignée dans les Listes. On n'y lit plus désormais les noms de Fénelon, devenu précepteur du duc de Bourgogne, ni celui des amis qu'il attacha à sa fortune ' .
Il faudrait joindre ici, s'il était question de donner une chronologie des prédications de Fénelon, les dates que nous fournissent les procès-verbaux des visites pastorales de Bossuet, par exemple, durant la mission de 1684, 27 février (2" dimanche de Carême) le 5 et le 12 (3" et W dimanche), puis les 18, 20, 22 et 24 mars, à Meaux, où Fleury exerça aussi le saint ministère; le 10 mai, à Coulommiers; le 3 juin i685 à la Ferté-sous- Jouarre, etc. '. Mais ce sont là des recherches techniques dont le soin reviendra au futur historien de Fénelon orateur.
2. Lebarq, Histoire critique de la Prédication de Bossuet, p. 338etsuiv. La Revue Bossuet a publié ces Procès-verbaux.
A PROPOS DE SERMOISS DE FENELON 10
Arrivons au sermon ou traité destiné aux religieuses de Saint-Cyr, intitulé « Entretien sur les avantages de la vie religieuse ». Deforis, qui avait rencontré dans le diocèse de Meaux un certain nombre de copies de ce morceau, attribuées à Bossuet, les avait soigneusement coUationnées. Il ne semble pas avoir douté un instant de la.légitimité de cette attribution, et nous l'entendrons nous déclarer qu'il reconnaissait parfaitemerit dans ces pages la manière de Bossuet. Il y a donc là une leçon de prudence à recueillir en même temps qu'un avertissement sur l'infirmité de la critique interne, et il ne sera pas mauvais de voir au long l'histoire de cette curieuse distraction de Deforis prêtant à Bossuet un morceau depuis longtemps imprimé dans les œuvres avithentiques de P^énelon.
Lâchât, qui a eu raison de ne pas reproduire cette œuvre, n'en dit rien, non plus que Lebarq. Celui-ci ne parle point, même dans son Histoire critique de la prédication de Bossuet, de cette ancienne attribution, fût-ce pour l'écarter. C'est un tort, car il était bon d'attirer l'attention sur cette longue erreur. L'Histoire de Mme de Mainlenon par le duc de Noailles ^, déclare que ce sermon attribué à Bossuet pour avoir été trouvé dans ses papiers, doit être restitué à Fénelon. Il y a dans le passage de Noailles une Inexactitude qui me le rendait suspect. Deforis dit bien qu'il a rencontré seulement des copies de ce sermon, mais elles étaient attribuées à Bossuet, et ne sont pas indignes de lui. Ce sermon est un de ceux que l'on rencontre dans la collection Migne, tome XXVIIl, page ifi8, sous le titre : Entretien sur les avantages de la vie religieuse, et qui commence par les mots :