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I8, t. III, p. i4o

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(( Le monde entier n'est rien... » mais il se retrouve aussi dans les ouvrages de Bossuet (édit. Lebel).

Le sermon avait paru dans l'édition de DeCoris (i-y-S), tome VIII, page SaS, avec des variantes dues à une autre copie, que l'on trouve page G82, et dont Dcforis dit : ce Toutes ces corrections. . . sont faites sur un ms. qui ne nous est parvenu qu'après l'impression de ce discours. Ce ms. renferme pour le troisième point plusieurs morceaux assez considérables qui n'étaient pas dans notre copie et que nous ajoutons ici », et plus loin: « Quoique nous ayonscru devoir donner ici les différents morceaux qui se sont trouvés ajoutés dans le ms., c|ue nous avons découvert depuis l'impression, cependant si ce ms. qui n'est égalemenf qu'une copie, nous fût alors tombé entre les mains, nous n'eussions pas pensé qu'il convînt d'insérer dans le corps de la pièce ces additions, parce que le discours nous parait mieux lié et plus suivi en les supprimant et qu'il est assez visible qu'elles y ont été placées après coup. C'est pourquoi nous nous fussions borné à les mettre en note au bas des pages auxquelles elles se rapportent. »

Dans l'édition in- 12 des Sermons de Messire Jacques- Bénigne Bossuet, Paris, Lamy. 1789, tome XII, pages agô- 348, on trouve ce même Sermon sur Vétal religieux prêché devant les religieuses de Saint-Cyr (la distinction entre le texte du premier manuscrit et les additions du second rejetées au bas de la page y est maintenue, et de part et d'autre (dans rin-4° de 1778, comme dans l'in-ia de 1789), le sermon est précédé de cette note de Deibris : « Nous n'avons point l'original de ce Sermon, dont nous avons trouvé plusieurs copies dans le diocèse de Meaux : toutes l'attribuent à M. Bossuet et il est aisé de l'y reconnoistre. Il paroit qu'il l'a prêché dans la Maison de Saint- Cyr: car ce que le Prélat y dit des dangers du voisinage de la Cour et du piège qu'ont à craindre de leur naissance celles à qui il parle, convient parfaitement à cette

maison située auprès de Versailles et à l'école des jeunes Demoiselles. »

Il faut le noter en passant : cette pure déduction, tirée par l'éditeur, du troisième point de ce sermon, pouvait s'appliquer en partie, sauf le voisinage immédiat de la Cour, à l'abbaye de Jouarre et aux pensionnaires qu'on y recevait, et (au commencement du troisième point) l'exemple de la règle de saint Benoît, qui n'a pas cru l'éducation incompatible avec la solitude, est alors plus direct; mais il est plus juste de dire de Saint-Cyr que de Jouarre, que « l'engagement de cette maison est... d'instruire et d'élever de jeunes Demoiselles ».

Après l'édition Lebel, page /jrg du tome XIV, les Sermons choisis, précédés des Réflexions de Maury, non dans l'édition de i8o3, mais dans une des suivantes (de date inconnue), reproduisent ce sermon, sous le titiede Sernwii sur les obligations de Vélal religieux prêché devant les religieuses de Sainl-Cyr. 11 y est précédé de la note (abrégée) de Deforis, mais les additions sont fondues dans le texte ; les parenthèses ou crochets que les éditions Boudet et Lamv avaient gardés pour signaler les transitions insérées par Deforis, disparaissent.

On trouve le sermon, en cet état plus que complet et avec la note abrégée des Extraits, en diverses éditions des Œuvres complètes : Lebel, 1816; Paris, Desrez, i836,éd. Panthéon littéraire, tome IV, page 353, (à la lin des Sermons du temps, entre celui sur la vie chrétienne et les exhortations aux religieuses ursulint s, que déjà il précédait dans la première édition). Il disparaît dans Lâchât, qui n'en dit rien, même pour expliquer l'exclusion. De même dans l'édition Bar-le-Duc, 186/1, qui cependant dit reproduire, sauf les améliorations à apporter au texte, l'édition Lebel.

L'a-t-on laissé tomber inconsciemment? S'est-on aperçu que le Sermon était dans les Œuvres de Fénelon ? On pouvait en ce cas s'en aviser plus tôt, puisque d'après la Griselle. 2

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préface de Ramsay, en 17x8, on donnait ce sermon comme le seul des dix publiés dans ce recueil, dont l'éditeur ail eu en main l'orignal.

Il faut lire en effet dans l'Histoire littéraire de Fénelon. par JM. Gosselin de Saint-Sulpice (en tète de l'édition dos Œuvres^, ce qui est dit (I P., art. 11) des diverses éditions dos Sermons de Fénelon : « Du vivant même de l'archevêque de Cambrai, plusieurs personnes s'empressèrent, à son insu, de communiquer au public une partie de ses écrits si propres à exciter et à nourrir la piété. On vit paraître successivement les recueils intitulés: Sermons choisis sur différents sujets (i vol. in-12, 170O), Sentimens de piété (in-12, 1713), etc.. » ^

« Sermons et Entreliens sur divers sujets. — La plupart de CCS discours, il faut l'avouer, sont bien éloignés de la perfection qui caractérise les autres productions de Fénelon. Ce sont les premiers essais de son talent pour la chaire..., etc. a ^

L'édition de 1718, Sermons choisis (édités par le chevalier de Ramsay), comprend a dix Sermons ou Entretiens publiés du vivant de l'auteur, et à son insu,.. . sous les titres de Sermons choisis sur différents sujets, 1706, in-12 et Entretiens spirituels ^ ».

« Le neuvième discours de l'édition de 17 18, sur les principaux devoirs et les avantages de la vie religieuse est attribué à Bossuet dans le recueil de ses sermons publié en 1778, par D. Deforis. Mais il est certain que c'est une erreur. En effet, ce dernier éditeur avoue qu'il n'a eu sous les yeux que des copies dans lesquelles ce sermon est attribué à l'Evèque de Meaux ; tandis que l'éditeur de 1718 dit expressément qu'il publie ce discours d'après le manuscrit original de l'archevêque de Cambrai.

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