I. Revue critique, 6 mai 190g, p. 35l
-2g8 FÉNELON
pondance de Bossuet dont nous saluons aujourd'hui les premiers volumes.
On a tenté d'établir un départ entre les deux noms associés en têle de l'édition nouvelle, attribuant surtout les notes et appendices à M. l'abbé Ch. Urbain, le soin des découvertes et la chasse aux inédits à M. Eugène Levesque'. Le partage peut avoir du vrai, s'il n'était périlleux et d'ailleurs inutile de risquer ces conjectures. Il est certain, en tout cas, à propos de la liste des lettres perdues dont nous allons parler, que M. Urbain, pour le zèle, sinon l'étendue de ses périgrinations à travers les bibliothèques, ne le cède en rien à son associé. L'avertissement qui précède le premier volume mentionne de façon rapide la disparition trop certaine d'un certain nonibre de lettres écrites par Bossuet.
Si volumineuse que soit, même encore aujourd'hui, la correspondance de Bossuet, elle ne comprend pourtant qu'une assez faible partie des lettres qu'il a écrites au cours de sa longue et active existence. Par exemple, des scrupules, d'ailleurs respec- • tables, ont fait détruire ou mutiler quantité de lettres de direction. Nous savons, par une relation de l'abbé de Saint-André, que deux ■cents lettres écrites à une excellente religieuse de Coulommiers, nommée Subtil ou de Saint-Antoine, ont été brûlées par la sœur ■de la défunte. La correspondance de Bossuet avec les Ursulines de Meaux a subi le même sort. Il ne nous reste qu'un très petit nombre des lettres que Bossuet échangea avec les membres de sa famille. Combien d'autres, d'ailleurs, qui n'ont pas dû être conservées par les destinataires '^ !
Il est aisé de compléter cette liste d'indications. Dans l'enquête si sérieusement poursuivie par M. l'abbé Charles Urbain pour tirer au clair la question des rapports de