‹ FénélonChapitre 112 sur 138 · T. I, p. II · texte numérisé non relu

T. I, p. II

Bossuct avec Mlle de Mauléon, il nous apprend, à propos des démarches faites par Louis Bossuet, le maître des requêtes, un des neveux de l'cvèque, au lendemain de la mort de Catherine Gary, décédée à Paris, le 13 mai 1714, que celui-ci, « pour la conservation des droits qu'il pouvait avoir à exercer sur la succession de la défunte, fit apposer les scellés... en présence de Balard de Laure, époux de Claude Gary, sœur delà défunte ' ».

L'inventaire fut dressé par les soins du lieutenant civil, et M. l'abbé Urbain qui a dépouillé avec soin tous les papiers relatifs à cette affaire conservés aux Archives nationales 2, nous fournit cette indication :

Ce magistrat ordonna aussi la destruction de tous les papiers trouvés chez Mlle de Mauléon, attendu, disait-il, que ce n'étaieut que des « lettres missives de différentes personnes, de dates fort anciennes et absolument inutiles à la succession de ladite demoiselle )). Gomment ne pas déplorer une telle décision ? Sans doute,

1. Ch. Urbain, docteur es lettres. Bossuet et Mlle de Mauléon. Elude critique sur le prétendu mariage de Bossuet. Extrait de la Revue du clergé français, numéros des i5 août, i" et i5 septembre 1906. Paris, Letouzey, 1906. In-8, 100 pages. Voir p. 76 et 78. Cet opuscule n'a point été mis dans le commerce et nous n'avons pas eu à en rendre compte. Mais une placpaette sur la même question a été envo}"ée aux Etudes, intitulée Autour d'une brochure. Sept lettres à M. Arthur Savaète, directeur de la « Bei'ue du monde catholique n, sur le prétendu mariage de Bossuet. Paris, Savaète. In-8, i5(j pages. Sans entrer ici dans cette controverse, et pour ne la toucher que par son rapport avec la correspondance de Bossuet, il m'est difficile de ne point adopter les conclusions, d'ailleurs modérées et assez générales, de l'auteur anonyme. Peut-être s'est-il donné trop de peine pour défendre le livre de M. l'abbé Urbain et souligner les insuffisances de la critique qu'en avait faite l'opuscule de M. Gaignet. Comme il n'ajoute rien à ce qu'avait dit l'auteur des trois articles de la Bévue du clergé français, se bornant à prouver la valeur de son travail et à le venger d'insinuations injustes, il a dépensé trop de temps autour d'une question en somme assez oiseuse. Du moins a-t-il raison d'affirmer qu'on doit la traiter, ainsi qu'a fait M. Urbain, comme un point de pure histoire, et non en « apologiste », à la manière de son contradicteur.

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