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parmi ces lettres missives et ces papiers trouvés épars dans la chambre où venait d'expirer Catherine Gary, il y avait un grand nombre de lettres de Bossuet ; il faut donc renoncer à l'espoir de posséder jamais un échantillon de la correspondance échangée pendant quarante ans par le grand évèque avec l'amie, à qui, la. veille de sa mort, il faisait donner l'assurance « de son souvenir' jusqu'à la fin ». Ce qu'on peut dire à la décharge du lieutenant civil, c'est que, à la levée des scellés, Ballard de Laure et le procureur de Louis Bossuet s'étaient, de concert, opposés à ce qu'il fût fait inventaire d'aucune lettre missive, attendu, disaient-ils, « que ces lettres n'avaient aucun rapport avec la succession et que ledit inventaire ne ferait que traîner les choses en longueur ». Plus d'un lecteur supposera, sans doute, que cet accord des deux parties adverses pouvait avoir une autre cause *.
Si le motif de celte destruction par ordre nous échappe, le fait de la disparition des lettres reste trop certain ; mais sûrement il n'a pas tenu à M. l'abbé Urbain de ne les avoir point découvertes, non plus que deux autres contenues jadis, au dossier des « petites Mérat ^ », dans les cartons des Archives. Ses investigations qui lui ont fait trouver la lettre de Bourdaloue que j'ai publiée ^ n'ont pas été cette fois couronnées de succès pour la correspondance de Bossuet, sans qu'on doive pour cela attribuer à son collaborateur le monopole des inédits découverts, ni refuser à^ celui-ci sa part légitime dans l'annotation des volumes. Mieux vaut, sans s'elTorcer de distinguer le travail propre] à chacun des deux éditeurs, rendre hommage, en bloc etj collectivement, au bonheur de la collaboration.
J'avu-ais voulu surtout, je l'ai dit, m'associer etTicace-j ment à leur labeur par quelque contribution destinée àj enrichir la somme des lettres nouvelles ou nouvellement! revisées en vue de cette magistrale édition ; mais l'un etj