II s'agit en réalité du chapitre de Tournai
2. L. a. s. de de 280 sur iSgmillim. Le recto des deux pages 2 et 4 est resté blanc.
3. Fénelon succédait à Monseigneur Jacques-Théodore de Brias, transféré de Saint-Omer à Cambrai le 28 octobre 1675 et mort le 17 novembre i6g4. Gallia Ch.risliana, t. III, col. 62 et 63.
li. Le jour même où fut écrite cette lettre, Dangeau apprenait le nom du successeur de Fénelon, dans l'abbaye de Saint-\ alery (cf. p. 3i i , n. a) « Le roi. dit il, a donné à l'abbé de Clermont, nommé évèque de Laon, l'abbaye de Saint- Valéry, que M. l'abbé de Fénelon a rendue au roi quand il l'a fait archevêque de Cambray ; cette abbaye est considérable et mettra l'évêque de Laon en état de soutenir le poste que le roi lui a donné ».
Il est|toujours difficile et dangereux d'aflirmer absolument, devant un manuscrit, surtout s'il fait partie de collections ouvertes au public comme la Bibliothèque nationale, qu'on a sous les yeux une pièce inédite. Je ne garantirai donc pas que la lettre de Bossuet au cardinal de Noailles, écrite de sa main, à Meaux, le 5 juin 1702, n'ait jamais été imprimée dans quelque recueil plus ou moins obscur. Il serait en effet bien étrange que personne nait publié les superbes pages autographes occupant quatre feuillets doubles-, qui ouvrent un volume de Lettres de personnages célèbres au département des manuscrits (fr. 23,225) '•*.
Je dois cependant avouer que je n'ai rencontré dans aucune des éditions de Bossuet — faute peut-être de chercher au bon endroit — la lettre dont on va lire le texte.
Ce qui me ferait croire aussi que ce morceau est, sinon inédit, du moins peu connu, c'est que je ne le vois point
1. Cette communication a été lue, le i4 novembre 1899, à l'Assemblée générale delà Société d'études delà province de Cambrai. V. Bulletim. <téc. 1899, j). ih-j.
2. Hauteur 200 mill. sur i55. La marge supérieure, très large, occupe presque la moitié de chaque page.
3. Cette lettre avait été publiée par M. A. Gasté d'après une copie àc Floquet. Voir Revue Bossuet, 25 avril 1900, p. 128, où est rectifiée une faute de lecture de ma première publication excellence et non existence de Dieu.
LETTRE DE BOSSUET AU CARDINAL DE EGAILLES 3l3
cité dans une savante élude de M . l'abbé Henri Margival sur '■Richard Simon et la Critique biblique au wif siècle. Ce prêtre distingué, dont je m'honore d'avoir été l'élève au Petit Séminaire de Saint-Lucien, au diocèse de Beauvais, a publié sur le hardi et savant commentateur combattu par Bossuet, un série de remarquables articles ',et je crois qu'il aurait donné à cette lettre, s'il l'avait rencontrée, une place ou une mention. Une grande partie en effet de ce document concerne Richard Simon, que l'évèque de Meaux s'appliquait alors à réfuter. Le Journal de Ledieu, aux environs delà date du 5 juin i-^oa mentionne ce travail. Le secrétaire de Bossuet écrivait, le jeudi i*"" juin : « M. de Meaux tous ces jours-ci n'a fait autre chose que de parler de M. Simon et de ses erreurs- », et quelques jours après, au mercredi -y, « il ne s'occupe que de la pensée de réfuter M. Simon ^ ».
La lettre s'encadre donc à merveille dans l'ensemble de la vie de Bossuet à cette époque et, n'eùt-elle pas son diplôme d'authenticité dans l'écriture si caractérisée du grand évêque, on trouverait dans son accord avec le Journal de Ledieu, les garanties indiscutables dont elle n'a pas besoin.
Aussi bien, n'est-ce point par ce que Bossuet a écrit contre le Nouveau Testament de Richard Simon, qu'elle intéresse Thistoire du diocèse de Cambrai, mais à cause de Fénelon dont elle parle avec une insistance assez marquée. Avant de la citer — et sans commentaire, car je ne veux qu'apporter des faits et des textes, — qu'on me permette
1. Revue d'histoire el de liltcrature religieuses. 1896, i. p. i5g. 11, 1897, pp. ig. 222, D25. m. i8g8, 117, 338, 5o8. iv. i8gg, etc.