‹ FénélonChapitre 119 sur 138 · Ledieu, Journal, t. i, p · texte numérisé non relu

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3. Ibid., p. 2g2. Cf Jeudi 8 juin, visite de Mabillon et de D. Ruinard « il les a fort entretenus sur M. Simon, etdeson dessein de le réfuter ». p. 298. — V. 28 juin, p. 2g() et surtout aii i"'' et 6 juillet (ibid.'), un commentaire achevé delà présente lettre. Cf. plus bas p. 3i6,note a.

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de signaler une autre lettre dont, par malheur, je ne puis ! publier le texte, n'ayant pas obtenu [l'autorisation de la transcrire avant la vente'.

Je dois me- borner à mentionner cette pièce intéressante, que je n'ai pu que l'o/r chez M. Charavay. Voici la tro| brève analyse qu'en offre le catalogue - :

L. a. s. à 1 evêque de Saint-Omer •* ; Saint-Germain-en-Laye, J 20 juin 1700, 3. p. 1/2 in-4.

Superbe pièce où il lui mande que leur cause avec le Parlemer

I. V. Catalogue d'une précieuse collection d'autographes,.. (Vente le mercredi i5 novembre 1898). Paris, Noël Charavay, rue de Furstemberg 3, in-8,pp. 34.

3 L evèque de Saint-Omer, en 1700, était Louis- Alphonse de Valbelle,^ transféré de levèché d'Aleth, au mois de juin i685, mort le 29 octobj 1708, à 68 ans. V. Gallia Chrisliana, t. IIL, 679. — Dans le Catalogue d'an lographes cité plus haut, on rencontre l'indication d'une lettre de Féne Ion à Mgr de Valbelle. En voici la description et l'analyse :

L. a. s. à l'évèque de Saint-Omer ; Cambrai, ifi mars 1704, 3 in-4.

MAGîiiFiQCE LETTRE, OÙ il lui annoncc l'envoi de son instruction pà^ torale. « C'est la cause de l'Eglise dont il s'agit. Tous ses décrets dog matiques sont éludez, si chacun est libre en toute occasion, de suppos quelle se trompe dans le fait, chacun de ses enfants lui soutiendra san cesse à elle-même qu'elle n'entend pas ce qu'elle condamne et qu'elle nel condamne qu'en le prenant à contre-sens. Ainsi toutes ses censures, et 1 canons mêmes s'en iront en jeux de mots et subtilitez de grammaire Lé grammairiens régleront à l'Eglise le sens de ses propres anathémes, lui apprendront ce qu'elle a voulu décider ». Il lui recommande en tes minant d'expliquer sa lettre et de la soutenir de son autorité. « Certaiil esprits sont si prévenus, qu'ils chercheront toujours à se flatter pa l'espérance imaginaire de quelque diversité de sentiments parmi le Evèques, à moins qu'on ne leur montre que les Evoques sont unis en poinct » (1. c. p. II, n. 60). \oir aussi Revue Fénelon, déc. igic p. 187, note 2 et 188, note 4 et Bossaet et Fénelon, leur correspondance^ p. 96. On sait comment l'évèque de Saint-Omer, sufFragant de Féne' Ion, appuya Bossuet dans sa campagne pour solenniser après coup la condamnation des Maximes des Saints et compléter le bref du Pape par une adhésion de toutes les provinces ecclésiastiques de France. Cf. plus haut, p. 255 et suiv. et Revue Fénelon, déc. 1910, p. 187, n. i.

LETTRE DE BOSSUET AU CARDINAL DE NOAILLES 3l5

de Tournai est soutenue par les archevêques de Paris et de Reims. Il pense que le roi sera plus attentif à leur faire justice. « C'est tout ce que nous pouvons promettre en vous conjurant de ma part de faire à vostre ordinaire avec grand courage ce que demande le bien de l'Eglise. «

Voici du moins la lettre au Cardinal de Noailles, et l'on verra sans peine en quoi elle se rattache à l'histoire du diocèse que gouverna Fénelon :

« le uoy Monseigneur auec ioye U. E. * presque entièrement sortie des trauaux de l'assemblée et ie me rejouis qu'elle y ait agi et parlé a son ordinaire auec dignité et pieté : n'ayant point de plus grande ioye que de uoir croistre une réputation ou toute L'Eglise et en particulier celle de france a tant d'interest.

Permettez moy de uous donner auis monseigneur qu'il court dans- Paris fort secrettement deux petits écrits de M. l'archeuesque de Cambray dont l'un qui a pour titre de l'excellence de dieu peut donner lieu au renouuellement de<;s> toutes les dangereuses maximes et illusions de la fausse contemplation : ie ne scay pas le titre de l'autre, il me semble qu'il n'y a rien de plus nécessaire que de se mettre en quette fort secrettement et sans en- faire semblant, de ces deux ouurages. I y fais de mon costé ce que ie puis mais sans paroistre de peur de faire qu'on se precautionne et qu'on se * reserre d'auantage et ie ne doute pas que U. E. qui scait l'importance de déterrer ces ouurages clandestins ne s'y applique auec l'application et la dextérité que la chose mérite.

1. Votre Emincnce — J'ai strictement reproduit le manuscrit tel quel avec son orthographe et ses ratures, les mots barrés dans le manuscrit étant enfermés entre crochets. Je me rallie en effet pleinement à la thi'se de M. Guillaume Depping, telle que je l'ai citée plus haut, p, 235, note I.

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