‹ FénélonChapitre 18 sur 138 · UN PANÉGYRIQUE DE SAINT IGNACE DE LOYOLA · texte numérisé non relu

UN PANÉGYRIQUE DE SAINT IGNACE DE LOYOLA

De Cainbray, ce i aousl lyoS.

Hier jour de S. Ignace, notre incomparable prélat vint dire la messe et doner la Comunion pendant une heure et tout incomodé qu'il est d'un rume, il fit l'apri s diné le panégérique de notre saint, an présance de tout Gambray, avec une éloquance merveilleuse. Il fit an ce sermon deux éloges de notre Compagnie : c'est un cors dans lequel on ne soufTre jamais la moindre tache ; c'est le soutient de la foy et de la religion ; c'est le bras droit de l'église. C'est une assemblée où on trouve la Vertu sans artifice, la siance sans ignorance ; c'est la Compagnie qui s'est toujours oposée aux relaclicmans, qui a irtspiré à Saint Charles ces grandes maximes qui sont la Reigle des prélats. C'est à elle que l'on est redevable des séminaires. Jamais elle ne s'est écarté des sentimens de l'église et du S. Siège et jamais on y a enseigné aucune proposition proscrite par le Pape. Et il exhorta les enfants d'Ignace à soutenir avec courage et avec humilité les contradictions sur lesquelles il s'cstcndit beaucoup et il finit ' par conjurer son auditoire d'aimer les enfans d'Ignace qui ne cherchent que leurs âmes sans interest, et je puis vous dire, mon révérend Père, qu'on a jamais peut cstre entendu plus de louange de notre S' père et de notre compagnie, sortie d'une bouche si éloquente et d'un cœur si bien affectionné. Tous applaudirent à ce discours et tous rougirent, les jésuites et nos amis par modestie, et les autres de confusion Je le remerciay de mon mieux à la sortie et il me dit ces paroles charmantes : Ha, mon cher père, si j'avois la teste aussy bonne que le cœur, vous seriez encore plus content ^ de moy. Peut on jamais reconnoistre et honnorer assez un tel ami, surtous ■' dans les conjonctures^ oià nous sommes.

A Mademoiselle, Mademoiselle Joncou à Paris.

main inexpérimentée, était peu intelligent, ou fort inattenlif ; c'est ainsi qu'il écrit : proposilions postérités, pour propositions proscrites t

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