‹ FénélonChapitre 23 sur 138 · Journal de Ledieu, dimanche 20 sept. 1701, t. I, p · texte numérisé non relu

Journal de Ledieu, dimanche 20 sept. 1701, t. I, p

LETTRES SUR LE QUIÉTISME 4q

Le licencié de 1686 ne lui reçu docteur que longtemps après, le 22 mai 1700. Quelque temps auparavant, Bossuet, qui, depuis longtemps «ongeait à lui comme les lettres d'Antoine le prouveront, l'avait ordonné prêtre « dans la chapelle de l'évèché en vertu d'un extra tempora que l'ordinand avoit obtenu de Rome ' ». C'était, écrit Ledieu, « le 18 avril 1700, dimanche Pâques closes ».

Huit ans auparavant, avec l'appui de Mmes de Luynes, Bossuet avait obtenu, pour son neveu, l'abbaye de Savigny au diocèse de Lyon : « Sur la tin du mois passé, écrit, dans le J/enure de janvier 1692, le nouvelliste officieux, le roi fit la distribution des bénéOces et donna l'abbaye de Savigny, ordre de Saitit-lienoist, diocèse de Lyon, à M. l'abbé Bossuet. 11 est fils de M. Bossuet, maistre des requesles et intendant à Soissons, d'une bonne famille de Bourgogne, et neveu de M. l'évesque de Meaux, dont les ouvrages pour la religion rendront à jamais la mémoire célèbre, ainsi que le choix (|ue Sa Majesté en avoit lait pour l'éducation de Monseigneur le Dauphin et qui avoit esté mis auprès de Mme la Dauphine en qualité de son premier aumônier. Ce jeune abbé qui marche avec gloire sur les pas d'un si grand homme et qui a fait tous (?) ses actes en théologie avec un éclat et un applaudissement extraordinaire, a déjà acquis tout ce qu'on peut souhaiter dans une personne de son caractère - ».

Cet éloge complaisant à l'excès, outre l'erreur matérielle sur les études théologiques de l'abbé Bossuet qui n'étaient point encore couronnées par le doctorat, prête au nouvel abbé des qualités de sérieux et de caractère ecclésiastique qui lui firent longtemps défaut. J'ai déjà signalé, en 1898, le portrait de l'abbé de Savigny, gravé par Etienne Gantrel, et j'ai rectifié à ce propos, l'erreur des auteurs de

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