‹ FénélonChapitre 25 sur 138 · France pontificale, Lyon, p. 54o, t. IV, p · texte numérisé non relu

France pontificale, Lyon, p. 54o, t. IV, p

2. Y. Etudes du 5 juin 1898, p. 621, le commencement, inédit jusquelà, de la lettre du 26 décembre 1C91, dans laquelle Bossuet remercie M"'^ d'Albert et lui donne des nouvelles de l'abbaye obtenue et du neveu auquel elle s'est intéressée.

3. On voit dans le testament de Bossuet dicté, le 27 août 1708, au curé de Versailles, Hébert, une preuve de cette confiance et le motif donné de son élection comme légataire universel, c'esl-à-dire « une parfaite connoissance » de l'état de ses affaires (F. Revue Bossuet. 26 juillet Kjoi , p. i33).

LETTRES SUR LE QUIÉTISME 5l

doctorat', il le représente dans l'assemblée de 1700, contristant son oncle par son attitude parmi les membres du second ordre. Ces incidents lui donnent lieu de déverser aussi sa bile contre son « rival », l'abbé Pbelipeaux, et il insinue en quelque sorte sa complicité pour le rendre responsable des audaces des .« jeunes abbés », dont le neveu de Bossuet épouse les sentiments.

Il raconte comment le docteur de fraîche date eut la douleur d'entendre décider que les membres du second ordre n'auraient pas voix délibérative pour la censure des propositions :

M. l'abbé Bossuet en fut outre, aussi bien que les abbés de LouYois, de Caumartin et de Pomponne. Tellement qu'entre eux ils prirent la résolution de faire mettre leur avis au procès- verbal, M. de Reims y inclinant. Cet avis fut dressé par M. l'abbé Bossuet, qui me le montra tout écrit de sa main'-.

Mais l'évèque, qui avait le sentiment de la discipline et le respect des décisions prises, ne voulut pas permettre à son neveu de se ranger du parti des mécontents, ce disant que c'étoit une mutinerie et une révolte ». Ledieu, pour sa part, juge sévèrement, lui aussi, cet empressement des * jeunes gens » à se produire : « C'est le génie des docteurs, écrit-il, de se croire seuls capables d'instruire les autres •et de n'avoir plus rien à apprendre de personne^. »

I. « Ce vendredi soir (21 mai), M. de Meaux a assisté à la vespérie de M. l'abbé Bossuet, soutenue à Navarre, où présida M. Guischard grandmaître, et disputeront M. Lefeuvre, comme doclor regens, et M. Favart, •comme doclor ierminorum interpres. Le tout à la satisfaction de l'auditoire. Ce samedi 22 de mai 1700, M. l'abbé Bossuet a pris le bonnet de docteur à Notre-Dame, avec un beau discours latin à Navarre, où M. de Meaux a •assisté. » (^.loitrnal, p. S'y).

a. Ledieu, Journal, t. I, p. 83, au samedi 7 août 1700.

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