Voir plus haut, p. 53, note
2. Le nonce Cavallcrini est nommé par le procès-verbal que j'ai déjà cité (^Etudes, 20 décembre i8g8, p. 791, note i) attestant que, sur ses instances, Bossuet a demandé et obtenu pour le grand-duc de Toscane, une parcelle des reliques de saint Fiacre (Voir les principaux Portraits de Bossuet, p. 12, note i). L'abbé Bossuet, dans sa lettre du i-j février 1699, parle d'une grave maladie qui fut sans doute pour l'ancien nonce la dernière, et il écrit ; « Le pauvre cardinal Cavallerini est à l'extrémité » (Lâchât, t. XXX, p. 261).
fîmes quelque séjour ; M. le grand Duc aussi bien que les princes ses enfans nous firent un accueil très favorable ; nous arrivâmes à Rome le mercredi i6 mai'.
Le récit de Phelipeaux aide donc à mieux comprendre la lettre d Antoine en ce qui concerne le voyage. La der-j nière lettre reçue alors, celle du 5, en date de Livourne,] écrite dès l'arrivée, donnait des détails sur l'heui-euse traversée, encore récente.
Il sera question plusieurs fois des compagnons del voyage de l'abbé Bossuet, non seulement de Phelipeauj souvent salué dans la correspondance d'Antoine, mais encore de l'abbé de Luzanci, frère d'une des religieuses de Jouarre en correspondance avec Bossuet, et qui avait aussi un autre frère resté au diocèse de Meaux. Les nouvelles données fidèlement de l'évéque de Meauxj nous permettront de contribuer au journal de sa viel à cette époque et d'établir ses itinéraires. Quant aux! détails relatifs à la famille de Bossuet, ajoutons une brève mention de deux sœurs de l'évéque de Meaux. L'aînée, plus âgée qu'Antoine de deux ans, Marie, née le 24 mai 1622, était la quatrième des dix enfants de Bénigne Bossuet et de Marguerite Mocbet. Elle avait épousé, vers 1660 ou 1661, Isaac Chasot ou Chassot-, qui était, lors de son mariage, conseiller au parlement de Metz, dont il devint le premier président. C'est de leur fils cju'il est souvent question dans les lettres d'Antoine, lorsqu'il