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PRELIMINAIRES D UNE EDITION DE SES CEUVRES Ô

de collaborations nombreuses, doivent être surtout cherchés de ce côté. Mais il appartient bien aussi au diocèse de Cambrai de s'intéresser à l'entreprise, et il est bien permis de dire ici, à la veille de igoo: Pensons efficacement à la grande édition du centenaii'e (janvier 1910).

Ne serait-il pas bon de viser pour le deux centième anniversaire de la mort de PY'nelon à faire paraître l'ensemble entier de ses œuvres? Or bien que, suivant le mot très rebattu de Tacite, quinze ans soient une longue période, c'est loin d'être trop pour mener à bonne fm cet immense travail.

Le loisir m'a manqué, non le désir, d'accompagner cet appel à notre Société d'études d'un exemple à l'appui. Exerri.pla trahunt, et j'aurais voulu vous apporter autre chose qu'une très maigre contribution à ce projet d'édition savante. On me pardonnera de n'avoir pu donner à Fénelon qu'une attention distraite, me devant en ce moment à Bourdaloue, dont le centenaire est plus rapproché, en 1904, lui aussi.

Quant à Fénelon, après avoir indiqué comment je concevrais la part de collaboration de la Société d'études de la province de Cambrai à cette édition projetée, je tracerai les grandes lignes du cadre où j'ai groupé mes propres recherches, pour vous demander d'y joindrcvotre appoint.

Rassurez-vous, il ne s'agit point d'une souscription et je n'en veux pointa vos bourses, en sollicitant votre concours. J'ambitionne mieux encore, votre part du labeur intellectuel nécessaire à un grand ouvrage qui vous revient de droit, à vous, Messieurs les membres de la Société d'études, et aussi aux professeurs et élèves de l'Université catholique de Lille.

Parmi les travaux préparatoires indispensables à des éditeurs séneux,]a Bibliographie, ou, comme on dit outre- Rhin, la littérature du sujet, tient une des premières places. Humbles et minutieux détails, bien arides, bien

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loogs, destinés à être cachés, comme les pierres informes qu'on enfouit péle-inèle dans le béton des substructions, travaux perdus pour la foule des lecteurs qui dédaignera à coup sur d'y jeter un coup d'oeil. Beaucoup se hâteront de laisser, sans les couper jamais, ces pages de listes ou de dates qui auront coûté tant d'heures d'ingrates vérifications. Mais qu'on le veuille ou non, on n'échappera pas au besoin de ces sèches nomenclatures ; le mieux est donc de les dresser au moins de frais possible. Or, s'il est un travail où la collaboration soit praticable, c'est bien en matière de bibliographie, et c'est à la bibliographie complète et raisonnée des ouvrages du grand archevêque de Cambrai et des livres déjà innombrables écrits sur sa vie et ses œuvres que j'aurais l'ambition de vous convier à travailler.

Laissez-moi donc, tout en me récusant pour l'heure (lîourdaloue en est toujours coupable), souhaiter tout d'abord de voir un des membres de la Société d'études se charger de faire à Fénelon sa place dans la série des i?(7j/totjraphies critiques que M. Funck-Brentano a commencé de publier. Celle de Bossuet a déjà paru et je puis en dire du bien ; car mon excellent ami, M. l'abbé Ch. Urbain, a droit d'être fier du compte rendu que lui a consacré dans la Revue critique, le bibliothécaire de l'Institut, M. A. Rébelliau. Celle de Bourdaloue paraît en ce moment, mais il ne m'appartient pas d'en dire mon avis, et je puis seulement déclarer que j'aurais voulu faire aussi celle de Fénelon. Je regrette de ne point voir figurer son nom dans la copieuse liste des monographies sous presse. La signature de notre Président, s'il m'était permis de donner ici des conseils, v serait certainement bien placée.

Mais ce serait à une œuvre plus complète encore de bibliographie de Fénelon que notre Société d'études pourrait aspirer. Un catalogue exact, raisonné, critique, où sciaient rassemblés tous les écrits parus sur Fénelon depuis deux siècles, avec une appréciation sérieuse et motivée,

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