Lâchât, t. XXIX, p
2. Sourches, p. 820. Cf. dans mon Histoire critique de la prèdicalion de Boiirdaloue. t. II. p. S5o, note 2, flautres témoignagncs contemporains
LETTRES SUR LE QUIÉTISME Il5
On voit qu'aux yeux de Sourches, et sans doute de la majorité des courtisans, l'éclat du P. de La Rue, à son sermon du 25 mars, n'avait pas suffi à séparer la cause de Fénelon de celle des Jésuites. Il avait cependant noté l'incident, lui aussi :
Ce jour-là, avait-il écrit, le P. de La Rue, jésuite, qui préchoit le carême devant le Roi, parla fortement contre la doctrine des nouveaux mystiques, et l'on sut que tous les jésuites qui prèchoient dans les églises de Paris en avoient fait autant '.
Il n est pas très exact de mettre du parti de Fénelon tous les Cordeliers-, malgré le mécontentement du P. Diaz, promoteur de la cause de la V. Marie d'Agréda, entravée et combattue par Bossuet', ni surtout les Jacobins, I dont le général, le P. Cloche, était à Rome un des plus fermes appuis de l'abbé Bossuet*. Nombre d'Oraloriens aussi se séparaient avec éclat de Fénelon et témoignaient en faveur de Bossuet. On sait toutefois qu'un des alliés de Bossuet, l'archevêque de Reims, par sa campagne contre les « réguliers », devait indisposer beaucoup d'ordres et devenir un allié compromettant. Les intrigues et les questions de personnes qui compliquent cette affaire du Quiétisme, n'étaient donc pas seulement des intrigues de cour.
La note du marquis de Sourches est assez d'accord avec la déclaration envoyée de Cambrai au nonce par Fénelon, le i6 août, pour mériter quelque attention'. Il est plus commode et plus court de s'en l'éférer à quelqu'un des
qui montrent l'opinion moins unanime que ne tend à faire croire la lecture de la seule corrrespondance de Bossuet.
I. Sourches, p. 255. Cf. Henri Cliérot, Autour de Bossuet, p. 82.
a. Sourches généralise ici sans doute pour les Jésuites, comme pour jles autres ordres.
3. Voir le pamphlet contre Bossuet publié par Documents d'histoire, jwbi 1910, p. 228 à 281.