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nombreux ouvrages écrits sur la querelle du Quiétisme, que de prendre la peine de lire parallèlement les lettres et les ouvrages des deux rivaux. C'est cependant une des conditions de l'équité.

Nul ne contestera, à la lecture des lettres de Bossuet et de son frère, vivant reflet de leurs conversations, que Fénelon ait eu le droit d'écrire :

M. de Meaux dit partout que mon livre est bien plus mauvais que ce que je dis, et que ce que je pense est encore bien plus mauvais que mon livre. Il dit que je suis un hérétique caché, qui dissimule pour couvrir son venin. Voilà les discours d'un prélat fort accrédité, qui fait le tendre et le compatissant pour moi *...

Il faut, dit encore l'archevêque dans la même lettre, que j'aie été un visionnaire et un fanatique, de peur que M. de Meaux ne paroisse avoir eu trop de vivacité et de précipitation. Mais il ne réalisera jamais ce qui n'est rien ; il ne parviendra point à me faire hérétique malgré moi.

A plusieurs reprises, Fénelon se plaint, et c'était son droit, des interprétations données à sa lettre du 5 août.

Ils disent, écrit-il le i'^'' septembre au duc de Beauvillier, que je ne veux pas me soumettre au Pape, parce que je dis que je veux lui demander les endroits de mon livre qui sont mauvais... Al-je tort de souhaiter que si le Pape trouve dans mon livre quelque proposition qui ne soit pas assez correcte, il ait la bonté de la marquer en la condamnant, afin qu'on ne puisse pas faire tomber malignement la condamnation sur tout le reste de mon livre et me faire passer pour un homme qui a enseigné les impiétés horribles du Quiétisme - .■'

Dans sa lettre du surlendemain, il écrit à l'abbé de Chantérac, parlant des Lettres pastorales alors en projet.

1. Correspondance de Fénelon, t. VIII, p. 21. Lettre du 16 août à l'abbé Quinot, qui s'était entremis près de l'évêque de Chartres.

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