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qu'en d'autres lieux M. de Cambray n'est pas ménagé, mais c'es sous cape.
Il court depuis six ou sept jours une pièce contre le livre, qui fait tant de bruit à Paris et à la cour, qu'on entend presque plus parler du reste. C'est une lettre imprimée on ne sait où, qui se distribue en paquets cachetés par un anonyme qui se dit Jésuite et bien avoué. On dit assez ouvertement que c'est le P. Daniel*. Elle est fort approuvée et écrite fort vivement. Je ne doute pas cpi'elle ne coure à Rome comme à Paris, et que vous ne l'ayez pas.
... M. de Reims ne se pressera pas de rien dire. M. de Cambray et les Jésuites sont bien aiSes et n'en seront que mieux unis. On ne manquera pas de s'en prévaloir à Rome, autant qu'on le pourra. On dit depuis peu, plus que jamais qu'il n'y aura point de censure, et qu'on éludera comme pour Sfondrate. Ce seroit un grand malheur pour la religion et la vérité. Il est visible que cpiand M. de Cambrai a signé les articles, il avoit en vue d'éluder, et do brouiller, surtout après avoir vu le livre de M. de Meaux qu'il n'a osé aprouvcr par un mauvais dessein. Sans quoi il eut été bien plus naturel d'entrer en explication sur les 34 articles avec les autres, avec lesquels il les avoit signés, que de donner au monde un livre si pernicieux. Mais il n'est que trop constant qu'il n'y a non plus d'honneur et de bonne foi dans tout ce procédé que de bonne doctrine et de sincérité dans ses livres ^.
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Ne vous tourmentez pas pour m'écrire. Pourvu que l'affaire aille bien et que la censure aille bien, il faudra se consoler 3.
1. Le P. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, n'attribue aucune lettre de ce genre au P. Daniel (Note de M. Levesque, ibid , p. aSi, n. a).